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Tome troisieme.
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LES MENDIANTS.

Bacheliers débauchés , prêtres chassés du monde ,Ils avaient étourdi leurs derniers repentirs.

' Après ceux-là , c’était le commun des martyrs.

C’étaient les Francs-Mitoux aux visages malades ,Marchant le front bandé , ployés sur leurs bâtons ;Les jaunes Sabouleux , les Malingreux gloutonsEt puis des Marcandiers les errantes peuplades ,Les Piètres , les Hubins , les Rufez , les Callots ;i’oute une mer de gueux , son écume et ses flots !

Oh ! c’était bien la mer, la mer tumultueuse ;

La mer échevelée aux bras de l’ouragan,

Allant sur sa montagne éteindre le volcan ;

La mer splendide à voir , la mer impétueuse ,Lorsque ses larges flancs aux immenses douleursVont ceindre dans le ciel l’écharpe aux sept couleurs.

Certes ! je ne veux point ici faire l’aimable,

Et comme Alphonse Karr , m’amuser un instantAux dépens du lecteur qui me cherche et m’attend :Où Karr est applaudi son copiste est blâmable.

Et cependant je veux , — pardonnez , ô Curmer , —Je veux me reposer au bord de cette mer.