I.KS MI'MHAVIS.
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VJ.
’est un débris errant, un J'raginent d’un antre âge ;Mais , bien que mille fois sillonné par l’orage ,
Il porte gravement ses restes foudroyés ;
Quelques rares cheveux au hasard déployés ,
Sur son col tors et brun ouvrent leurs maigres gerbes ,Comme au faîte d’un mur de pâles touffes d’herbes ,Ou comme sur le front d’un livide bouleau ,
Quelques rameaux gardés par la fraîcheur de l’eau.
Tout succombe sur lui ! ses rides basanéesS'en vont, de haut en bas , sous le poids des années ;Son vieux dos fait la voûte, et. ses bras longs et droits,Jusque sur ses genoux pendent raides et froids ;
Sa besace elle-même est tellement vieillie ,
Quelle perd en chemin l’aumône recueillie ;
De sa tète à ses pieds, ses habits en lambeauxDescendent pièce â pièce, indiciblement beaux !
Les pauvres pieds , hélas ! ils ont fait tant de lieues ,Franchi tant de ravins et de montagnes bleues ,Qu’ils se sont encornés a rendre un bœuf jaloux ;•Sans y trouver le sang on y mettrait des clous !..