Band 
Tome troisieme.
Seite
131
JPEG-Download
 

•leurs

LA BOUQUETIERE.

Is uue langue inventée chez les peuples d’Asie,devinée parmi nous. Toutes expri-e,lt Un e pensée, un sentiment. Les tendres aveux, les craintes, les serments, lesr o < ez ' v °us se cachaient au fond de leurs calices, comme l’amour se cache sous un1 voilé. Jeunes tilles, jeunes femmes surtout, qui de vous n’a épelé avec sonde C * S tno * scr ®® s par des fleurs, mots adorés, incompris de la foule, mots qui, pleins■ , aic hcur et de parfums, tremblent sur un cœur qui bat, se fanent sous des lèvresutes ; et dont chaque débris renferme un souvenir, une espérance ! Qui de vous n’a<e a des fleurs ses plus intimes émotions, n’a redemandé a des fleurs ses plus eni-es sensations ! qui de vous n’a retrouvé dans leurs parfums le rêve divin de sons ler amour ! Quelque fragiles, quelque éphémères que puissent être les fleurs, elles

attachent presque toujours au souvenir que nous gardons des belles et fraîches an-ees de la i

On

a jeunesse. On m’a conté 'ace sujet une anecdote moitié russe, moitié française,ont a ' nie U ^ a ‘'ît-Pctcishocii gç tout ce qui vient de la France ; les femmes surtoutv Un Penchant beaucoup plus grand pour notre pays que pour le leur. Nos modeslu p nl su * v * es i nos livres y sont lus avec une véritable passion. On ne peut aimer•ance, sans aimer les Français .

11 jeune diplomate attaché a notre ambassade était devenu, contre l’ordinaire desI . m ates, éperdument amoureux : il aimait une des filles d’honneur de l’impéra-sejir j eu,le personne, mademoiselle de B***, était sur le point d’épouser un

les* 3 ' 16111 ^* US r * c ^ e qu’aimable, plus ambitieux qu’amoureux. La jalousie est de touslui *' e se '8 neur russe surprit des regards et des soupirs qui n’étaient pas pour'■'ice ^ ^ a ’k rn * t amèrement. Mademoiselle de B***, prévoyant un orage, mit l’impéra-dirj Ses '"forêts.— « Obtenez de votre gracieuse souveraine, lui avait dit l’adroit^p. Illa ^ e > que votre main soitle prix d’un bouquet de fleurs, et cette main esta moi !»oti * 6t ^ amoui ' à uue femme, quel que soit le rang qu’elle occupe, c’est faire vibrer"tad ^ C0It * e * a P' us tntime, la plus sensible de son finie. L’impératrice aimaitintéi <?lil °' SC ^ e l ' e !****> e " e consentit a prêter son royal appui, a une plaisanterie quila and’^ a * 18 * a ^°* S SOn cœur sa curiosité. Le père de mademoiselle de B*** fut( |, e a la cour, et ce vieux seigneur, tout en riant de ce qu’il appelait un badinagese vit obligé d’obéir aux ordres de la czarine, ordres cachés sous la formePrière , mais qui n’en étaient pas moins des ordres. — 11 déclarait son futurUn i < j u devait songer au moyen de se procurer, dans l’espace de quinze jours,

fendre,

, Ua j* J ° U( l Ue l composé des fleurs les plus belles et les plus rares, sous peine de voir las > j 1 sa jolie fiancée passer dans celle du secrétaire d’ambassade, qui, de son côté,j, » a geait sur l’honneur a renoncer il ses prétentions, si le bouquet du seigneur russe( 1U’ J ° t8ai, ‘ sur ' e s ' e "-—Toute la cour fut en émoi pendanlle temps qui s’écoula jus-coi U dénouement de celte frivole et bizarre aventure. Cependant le seigneur russe,Un • ^ ans sa fortune et sorl P° n goût, levait un front superbe et prenait il l’avance( | Ui aU ; rriil vital qui faisait trembler la jeune fille et sourire le diplomate. —Lorsque leei i e ^ 0nie i üur arriva, une nombreuse assemblée se réunit autour de l’impératrice,''"itini ^ eUX P ralen d ants furent introduits. Mademoiselle de B"*, vêtue de blanc, 7 . e Une mariée, se tenait pâle et tremblante derrière le fauteuil impérial. La1110 devait être juge. Le seigneur russe s’avança lç premier, ses droits étaient les