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LA BOUQ ü i: I 11: Kl
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Pour attendre patiemment et sans crainte la pratique du moment et la pratiquela veille. Peut-être parmi les nombreux abonnés du spirituel ouviage auque jedomie cet article, se trouvera-t-il quelques personnes ayant souvenir d’une histoirelnen touchante, parce qu’elle était vraie. Élie , l’héroïne de cette histoire, est devenuebouquetière de seconde classe, et c’est pourquoi elle trouve place ici. Lorsque je a-l'urçus sur le seuil d’une porte, rue de Rivoli , tenant dans ses bras un petit enfant,a sa main de chétives bourses en filet que personne n’aclietait, il y avait deuxR’urs qu e cette ma ii, e ureusefemme était sans pain. Quand j’entrai dans sa chambre,> e «'Y vis qu’un peu de paille, des enfants en haillons et un homme infirme, vieuxsoldat de Kosciusko; c’était le mari d’Élie : il avait eu les pieds gelés dans la cam-pu «»e de Russie ! 11 était fier, et ne savait que souffrir. Aujourd’hui cette chambreest bien différente de ce qu’elle était alors, l’aisance a remplacé la misère ! Cette"'sauce, Élie la doit a des fleurs ; Dieu lui avait donné l’énergie du dévouement : cetteénergie lui créa l’état de bouquetière. Personne ne sait mieux que moi les obsta-cles flu’une bouquetière de seconde classe rencontre pour s’établir, et ce qu’il faut
endure de misère et de tracasseries, avant de pouvoir s’asseoir libre et tière'Milieu de ses fleurs. Élie passa par tous ces tourments que le riche iguore, et le0,1 elle s’installa rue Castiglione, sous l’arcade qu’elle avait tant désirée, fut,
'l'i’elleauiou r
| a ” s c °ntredit, un des plus beaux jours de sa vie ! Sa joie me revint, comme un purait' bonheur que je lui donnais. Les journaux, mus par un sentiment d’huma-et de générosité qui les anime souvent, avaient, en reproduisant l’histoire d’Élie,e 1 ,lu uct te histoire presque populaire.
s i. " asu 'prise de la pauvre femme fut extrême, lorsqu’elle vit de nombreux équipages<|UQ , '*'' ler ^ evant son arcade, et ses fleurs lui être payées le double et le triple de cesa ^ 6Urs se venc ' ent ordinairement. Élie n’était ni jeune, ni jolie, ni bien mise;
sure brune et expressive disait ses douleurs passées et ses vêtements se ressen-uiai" ^ CSa * 011 ® ue “tore. Elle était peu habile dans l’arrangement de ses fleurs;ses S e ^ e aVa * 1 P ouralt * rer a elle, ce qu'aucune bouquetière ne pouvait lui disputer :C | Illa 'i'eurs, son courage, et un regard si tendrement éloquent qu’il lui faisait deC t'^ Ue P ra lique une protection. Les premières maisons du faubourg Saint-Germain, <e ' a , Id'aussée-d’Antin s’ouvrirent bientôt pour elle, et c’est ainsi qu’en peu dei( * s > blie devint aux bouquetières de seconde classe, ce que madame Provot était
* bouquetières de première classe. Élie , depuis plusieurs années, se lient au même"hlroit;sontI
sa chaise et ses paniers de fleurs placés sous l’arcade où se trouve le n° 5,11 e n face d’un magasin de confiseur, petit, mais élégant ; le jeune ménage qui° Cc Upe s’est pris d’intérêt pour Élie, dès le premier jour où il l’a vue apporter celleles C ^ CCS P an * ers > recueille chaque soir, pour lui épargner la fatigue del'i’iil^ 01 ler c b at l ue niatm - R est résulté de celte louchante hospitalité, que les richesde i^ UeS C * e ' tt P auvre bouquetière, sont a présent celles du confiseur. Le magasin^ a jolie femme qui a protégé la petite boutique portative est devenu il la mode.h>ut 111 d ue m’inspirent les bouquetières de seconde classe prend sa source dans,. (| i Ce l 1 ’ l'die m’a conté des fatigues et des peines qu’elles endurent afin de se pro-r des fleurs d’un prix assez modéré^ pour qu'elles puissent les vendre avec un