LA DKMOISKI.LK Dli COMPTOIR.
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son choix. — Il est établi que l’on ne peut faire la cour à une boulangère sansmarcher sur un volcan, mais cet ordre a fourni la belle Fornarina, titre et souveiu 1immortels. Raphaël s’est accommodé d’une boulangère, et lord lîyrou ne s’est p* 1 ”montré plus difficile ; les modistes ont a se plaindre de M. Paul de Kock , qui les P r0saïse, mais Gondi ne trouva pas autre part de la résistance. La manière dont Richelieutriompha d’une simple ébéniste, ternit l’éclat de ses grandes aventures. U° ulSlLabé, lapins belle (leur poétique de la renaissance, était cordière; la rue où e ^'donna tant de fil a retordre aux Cléments Marots de son époque, s’appelle encore !■'rue Belle-Cordière.
Madame Rolland, surprise un jour chez une de ses amies dans la rue Saint-Denis^fut priée innocemment de tenir le comptoir. Cette héroïne de la bourgeoisie raconte entermes charmants l’embarras que suscita chez elle l’émeute de gros sous dont elle sevit lors assaillie. La vente de détail lui coûta plus a tenir que le portefeuille de 1 111térieur. L’anecdote suivante, d’une date plus récente, est également empruntée au.'archives de la rue Saint-Denis. Une femme du grand monde élevée dans un pensionnaiaristocratique avec la tille d’un marchand de la rue Saint-Denis, recevait les hom-mages d’un élégant de la nouvelle cour. Son amie de pension, mariée depuis a nncommerçant et devenue veuve l’année même de son mariage, se trouva placée a la
tête d’un magasin de fleurs artificielles qu’elle conserva parce que cela convenait mi-tant a ses goûts qu’a ses intérêts. La beauté de la jeune veuve, astre incompris slnon inaperçu, avait attiré les regards de l’inconstant aide de camp du château ; * araant présumé de la grande dame était aide de camp, et il vivait partagé entre cesdeux amours. La nohle dame se souvenant de son ancienne amie, lui rendait un j° l "une visite dans le but de l’inviter a une soirée qu’elle donnait ce jour-la et qui deva' 1réunir le plus grand monde, bien que la belle marchande y fût invitée. Laissée seul*un moment a cause des exigences du commerce, madame de *** eut la curiosité <j (trôner dans le fauteuil de son amie. La elle vit arriver le chasseur de monsieur
duc. Prendre de ses mains le billet adressé à son amie et y répondre sur-le-champ
fut
pour la jalouse comtesse une scène de comédie improvisée. L’amant ne connaisse 11aucune des deux écritures des maîtresses qu’il se promettait. Trompé par une nmsive on ne peut plus favorable, il accourut sur-le-champ. La femme du faubouinSaint-Germain avait prolongé exprès la conversation. Grand fut l’embarras du nouveau Don Juan entre l’enclume et le marteau, entre la noblesse et la bourgeoisie-Il s’en tira toutefois avec assez d’esprit sans rien laisser soupçonner d’une situa(ion dont il ignorait lui-même tout le poignant; et il acheta quantité de lieu'-artificielles sans compromettre aucune des deux rivales, et en se ménageant aup* c -d’elles avec un art qui n’a été connu que de Molière . La marchande, qui ne sl
doutait pas des termes où l’avait mise, avec son noble poursuivant, le manego ^son amie, vendit a monsieur le duc de la meilleure foi du monde la mod ie _son magasin. La conséquence de cette belle empiète fut toute en faveur de la g ral
ndi’
dame. Monsieur le duc, hors d’affaire, n’eut pas de peine à lui persuader quo
les
Heurs devaient être pour elle et a les lui faire accepter. Il dut par la même occasionengager sa parole pour le bal que donnait ce jour-là madame do son adroit