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Tome troisieme.
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LE CA K l)K DU COMMERCE.

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V°iunierce a sous ses ordres une petite meute de reeors qu’il lâche autour de lamaison où est supposé demeurer celui qu'il s’agit d ’empaumer. Elle a mission de pé-ll etrer sous un prétexte quelconque auprès de la victime, ou, tout au moins, d’allerdUx informations près de ses portiers ou de tous ceux qui peuvent avoir le plus deRedites a l’approcher. A l’aide de ces renseignements, si peu importants qu’ils soient,garde du commerce, avec la finesse que lui donne l’habitude de son métier, saitdéjà

a qui il a affaire, il vous dira résolument combien d’heures, de jours, ou de"'ois, lui sont nécessaires pour prendre son homme, et presque toujours l’événementlui donne raison. Après avoir ainsi improvisé son plan d’arrestation, il relègue le dos-Sler dans le casier commun, jusqu’à ce que son rang de date amène le jour fatal qu’ils est désigné pour agir.

H est donc rare que la visite des gardes du commerce suive immédiatement la remisemitre leurs mains du dossier d’arrestation ; ceci est encore une de lèurs tactiques,Un de leurs plans d’attaque. Le débiteur qui est sous le coup de la prise de corps, et'lui, par conséquent, s’attend à être arrêté du soir au lendemain, fût-il doué du ca-■'Uctère le plus débonnaire, ne peut s’empêcher de prendre quelques précautionsfour retarder le terrible moment de sa déportation à l’hôtel de la rue de Clichy. MaisS1 quelques jours se passent sans avoir entrevu la moindre figure suspecte, s’il n’aP a s été épouvanté par quelque apparition sinistre, le pauvre débiteur se rassure unPeu; il songe à glorifier l’obligeance de son créancier, il voit dans ses rêves l’image'l’un^arotecteur inconnu qui lui a fait la gracieuseté de payer sa lettre de change, ils °uge à toute espèce de choses, excepté à celle qui est vraie. Peu à peu, les précau-ùuns s’éloignent, il s’accoutume à l’idée qu’il ne doit plus rien, qu’il n’a plus de dan-gars à courir, il oublie même qu’il a jamais dû, et un jour, après une longue rêverie0,1 il a donné l’essor à toutes ses pensées de bonheur, de liberté, d’espérance, deùésir, il entr’ouvre sa fenêtre précieusement fermée jusqu’à ce moment, il se penches ur son balcon pour recevoir un rayon de soleil, et saluer le retour de la belle saison.

A peine quelques secondes se sont écoulées, que la porte retentit frappée de deuxc °ups bien légers, bien discrets, comme ceux d’un signal attendu et aimé ; toute'rlée de danger est tellement éloignée de la pensée du débiteur, qu’il se précipite pour

ouvrir.

I n homme entre, l’air humble et respectueux, le chapeau bas, le corps pliéibsqu’à terre . « C’est bien M. *** à qui j’ai l’honneur de parler? »

A peine le oui attendu est sorti de la bouche du maître du logis, que la porte, qui" a été que légèrement repoussée sur l’inconnu, s’ouvre de nouveau comme d’elle-'üênie, et qu’un second personnage se trouve tout à coup à ses côtés.

Et on n’a pas eu le temps de s’enquérir de son nom et du motif de sa visite, qu’illa fait déjà connaître dans les termes suivants :

* Monsieur, dit-il en soulevant la partie basse de sou gilet qui recouvre une cein-lllI ‘e bleue, sur laquelle sont gravées deux baguettes en argent, signe distinctif des ° s fonctions, je suis officier public, garde du commerce, et comme tel, porteur d’unD'gement qui vous déclare débiteur de certaine somme, qui, faute d’être payée sur' heure entre mes mains, vous constitue en état d’arrestation. »