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laquelle assistaient, sous la Restauration, la garnison en tenue de parade, les autorité*supérieures du département,etoù se rendait loutela jeunesse dorée delà ville. Leclielde musique était certainement le roi de cette solennité, au moins aussi mondaine quereligieuse, dont son orchestre faisait tous les frais. Tenez, monsieur, je connaisplusieurs de ces intéressants artistes qui boudent encore l’ordre de choses actuel,pour la suppression de la messe de midi, et l’admission de l’article 5 dans la charterestaurée.—Mais, si l’athéisme de la loi constitutionnelle a ainsi privé l’Église d’unepartie des pompes extérieures dont elle se plaisait a environner le culte, le jour dudimanche, il lui reste encore le chef de musique religieuse, le psalette (de psatnius,psaume). Le psalette est un de ces talents enfouis auxquels il n’a manqué souventqu’une scène plus vaste "pour se produire avec éclat. Cet homme joue de tous les ins-truments ; il est au besoin organiste, basson, serpent, chantre au lutrin ; et dans tousces emplois, vous reconnaîtrez en lui le musicien intelligent, l’accompagnateur par-lait. Quoique son emploi consiste h diriger les jeunes et fraîches voix des enfants dechœur, a composer des motets pour les grandes fêtes, a toucher l’orgue, en un mota présider à toutes les dispositions musicales des jours de cérémonie, vous ne vousétonnerez pas trop cependant de le retrouver le soir à l’orchestre du théâtre de la ville,où il jouit de la réputation d’un excellent symphoniste. Etlui aussi
. . dine de l'Église, et soupe du théâtre,
mais que voulez-vous? il a femme et enfants. D’ailleurs il est homme d’honneur et deprobité, excellent père de famille; les jeunes lils servent la messe ; il est exact, attentifaux offices; puis, dans le lieu de perdition qu’il fréquente le soir, je puis vousassurer qu’il ne lève pas les yeux plus haut que son pupitre. — Du psalette au chefd’orchestre de bal, quel intervalle ! monsieur, et par quelle transition le combler?. ••Mon inexpérience de narrateur ne me fournissant aucun expédient, veuillez y sup-pléer et me permettre d’entrer sur-le-champ en matière. Le chef de quadrille a presquetoujours commencé chez Tonnelier sa carrière artistique. Obscur violon, utilité desecond ordre, il ne s’est élevé que par une longue succession de petits événements àla place qu’il occupe, et un beau jour, les locataires de la maison de son choix ontété fort surpris de lire sur un écriteau, près de la porte, M..., chef d’orchestrepour bals, noces et fêles, va en ville et à la campagne à des prix modérés. Quelquesmois après, il s’est fait spéculateur, et lesdits locataires ont encore lu avec la mêmesurprise l’annonce suivante: M..., chef d’orchestre, loue des musiciens, etc., etc-Plus tard, sa clientèle s’étant formée, et ses succès a la barrière ayant attiré sur luil’attention de tous les impresarii de guinguette, il s’est adressé l’observation éco-nomique suivante : « Certainement l’entrepreneur du bal dont je dirige l'orchestren’est qu’un intermédiaire intéressé, un exploiteur entre le public et moi ; si je sup-primais l’intermédiaire, la recette m’arriverait dans son chiffre brut ; » et l’intermé-diaire a été supprimé et les locataires ci-dessus ont encore été invités a lire le pros-pectus suivant : Le public est prévenu que M... ancien premier chef d’orchestre dessalons de Tonnelier, vient d’ouvrir le bal des Bosquets de Cythcre, oh il continue 7 ' 11