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Tome troisieme.
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LE C 11 K r D’ORCIIEST RE.

défaire exécuter son répertoire.On ne pourray être admis en casquette, etc. ,elc. ,ote.

Parvenu 'a ce degré de prospérité, le chef de quadrille peut se considérer comme unhomme établi; il paie patente, entretient des rapports avec l’autorité, est inscrit surles contrôles de la garde nationale, et reçoit des billets de garde dont il profite pourrépandre, dans les corps de garde, des prospectus de son établissement.

« L’emploi dechef d’orchestre de quadrille aun autre représentant,pourlequel, mon-sieur, je réclame toute votre estime. Celui-là est un jeune artiste vraiment digne de cetitre. Il a faitdes études sérieuses, et s’il ne quitte pas la spécialité que les événementslui ont créée, pour accepter dans nos grands orchestres une place honorable, c’est qu’ils’est laissé enchaîner par le lien de l’habitude, et que sans doute sa position lui offredes moyens d’existence plus que suffisants. D’ailleurs il s’est proposé un but intéres-sant et qu’il atteindra certainement, c’est de relever le titre qu’il porte, des traditionsd’ivrognerie et de grossière nullité sous lesquelles il est encore à demi courbé, ltien nelui coûte pour cela ; d’abord il exige des artistes placés sous ses ordres toutes les condi-tions d 'honorabilité extérieure qui commandent le respect, et quand il a réussi àobtenir l’exécution du règlement sévère qu’il a institué dans cette intention, il de-mande, avec raison, que les salons dans lesquels il est appelé sachent reconnaître, pardes égards , les améliorations qu’il a introduites dans la tenue de son orchestre, et s’ille faut il saura recourir, pour les y obliger, aux actes d’indépendance les plus éner-giques. Aussi, monsieur, son nom est une garantie d’ordre, de bon ton et de vraitalent ; ce nom fait la fortune des directeurs de théâtre qui peuvent l’inscrire surl’affiche de leurs fêtes de nuit; il donne du relief aux fêtes diplomatiques et attire l’at-tention de la courqui envoie à celui qui le porte le brevet de maître de ses bals.—« Arrivons maintenant, monsieur, reprit M. K... (après un court silence que je luivis employer avec plaisir a mâcher une pâte de jujube ), arrivons, s’il vous plaît,à la catégorie des chefs d’orchestre de théâtre. Cette catégorie est susceptible d’unetriple division, selon que les artistes dont je vais vous entretenir appartiennent aun théâtre de drame, de vaudeville, ou d’opéra, et vous allez apprécier com-bien cette distinction est importante. Prenons, par exemple, pour sujet de nosméditations le chef d’orchestre des théâtres de mélodrame. Ici, monsieur, quelquebonne résolution que j’aie prise de rester sérieux, dans le cours de ces disquisitionscritiques, je me sens prêt à céder à un grave accès de verve bouffonne en songeant àmes collègues du boulevard. Quelle confiance calme et naïve dans leur valeur ! quellesuperbe idée de la considération dont ils se croient entourés ! puis quelle suscepti-bilité ! quel fanatisme pour leurs fuerosf bien convaincus qu’ils portent la plus lourdepart de cet atlas dramatique qui s’appelle la Gaîté, l’Ambigu ou la Porte-Saint-Martin, ces messieurs n’accordent à l’auteur qu’une médiocre estime, critiquent inpetto toutes les pièces sur lesquelles Y administration fondait les plus brillantesespérances, et prétendent surtout trouver, dans nos prétendues nouveautés, d’é-tonnantes ressemblances avec les plus sanglants mélodrames du vieux réper-toire qu’ils savent par cœur et dont ils aiment à raconter les merveilles auxnouvelles recrues de l’orchestre. Notre collègue a ordinairement atteint le mauvaisf 'ôfé de la cinquantaine; aussi il a toutes les manies de l’homme arrive a col âge