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Tome troisieme.
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ET UES TUILERIES.

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la 11 1 plus réservée et sévère qu’elle aura a craindre qu’un ne la juge plus étourdie,

Voyez, elle n’a pas d’endroit fixe pour sa promenade, elle va d’une allée a l’autrecomme poussée par une force surnaturelle, cependant elle préfère celles où les bonnesjouent avec les enfants. Toutes les petites filles la connaissent, l’aiment et l’appellentchcre amie, parce qu’elles aiment aussi les plaisirs et que madame de Sarolles se faitune joie de leur en distribuer. Il n’y a pas au monde de créature plus indépendante, etil n’y en a guère qui se rende plus esclave dans sa liberté. On dirait un combatperpétuel, une lutte de chaque instant : madame de Sarolles est une antithèse vi-vante, elle va l'a parce qu’il y a du monde, et pourtant elle évite le monde, elle aimele murmure de mille conversations qui se croisent, eh bien, elle quitte involontai-rement le bruit pour le silence. On dirait que chez elle l’esprit et le cœur se tour-nent le dos.

Je me suis Irouvéavec la baronne de Sarolles, elle nous récita les Tuileries commeun enfant récite une leçon bien apprise. Elle nous dit le nombre des orangers, lesprincipales touffes fleuries, le sens de chaque groupe de marbre, le nom des sta-tuaires ; elle sait la quantité de pas du jardin en longueur et en largeur, elle possède,a quelques pouces près, la hauteur exacte du grand jet d’eau ; elle vous dira que lepentagone développé forme la hauteur des tours de Notre-Dame .

Ceux qui ne connaissent pas madame de Sarolles trouveront ces études bien fu-tiles; hélas! par combien de tristes et douloureuses pensées n’ont-elles pas étéinterrompues. Je l’ai vue sourire à des enfants jouant au cerceau ; et, de son œil ademi fermé, tombait en même temps comme un reproche a une lèvre caressante,de grosses larmes qui venaient du cœur... Mais madame de Sarolles estime habituéedes Tuileries ; que son bras trouve un bras ami, qu’elle ne se sente pas seule aumonde, et le monde ne la verra plus, et le monde sera pour elle dans le silence deses appartements et dans le regard de son mari.

— Pourquoi ne te proposes-tu pas, toi !

— Mon ami, c’est fait. Tu recevras mon billet de faire paî t. Tout est conclu, eic’est aujourd’hui son dernier tour de promenade au jardin.

— Quand madame de Morangy l’apprendra, elle est capable de t’arracher lesyeux.

— Je gage que sa mauvaise humeur d’aujourd’hui tient a quelque confidencequ’on lui aura faite de ma résolution, non pas qu’elle soit fâchée du mariage , maisparce qu’elle ne l’a pas fait.

— Oh!... un regard de madame de Sarolles vient de tomber sur toi, mon cherami; je souhaite a ta femme le bonheur qu’elle te promet. »

Je quittai mes deux interlocuteurs qui ne se parlaient plus qu’a voix basse.

Ceux qui veulent et cherchent quelques inspirations aux Tuileries n’y trouverontplus la folle qui distribuait chaque matin pour 90 francs de miettes de pain auxpierrots.

Pauvres! pauvres! que n’étiez-vous oiseaux voleurs! Défense a été faite à cettecharitable personne de semer ses dons. Vous comprenez maintenant combien il sepeut que la charité soit immorale.