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Tome cinquieme.
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l/ARMÉE.

d’une élégance sévère; la capote, en gros drap bleu, est froncée à la ceinture; lese pauleltes sont vertes avec torsades; le pantalon, en drap bleu, à plis, se boutonnepar devant et par derrière ; les buffletcries, le sac, la giberne et le sclmko sont noirs.Eu marche ou en campagne, ils s’enveloppent d’un manteau en toile vernie, dontle large capuchon leur donne l’air de pénitents. La giberne est suspendue au cein-turon, autour duquel elle peut tourner horizontalement. Les mouvements les plusbrusques ne dérangent point leur sac, dont les bretelles sont accrochées au cein-turon, au moyen de deux petites courroies. S’il est vrai que la vivacité soit l’unedes qualités des soldats français , cet uniforme a l’avantage de la favoriser, en laissanta ux membres toute leur liberté d’action.

Les carabines des chasseurs a pied sont intérieurement cannelées en hélice, ce quicommunique au projectile un mouvement de rotation. La balle bouche hermétique-ment le canon, au fond duquel, lorsqu’on charge, elle est aplatie par un vigoureuxcoup de baguette. Les carabines sont a percussion, et portent a deux cent cinquante■Hêtres. La baïonnette-poignard, imaginée par M. le commandant d’artillerie Thiéry,est une arme des plus formidables.

Les premiers chasseurs a pied avaient combattu en Algérie , et reçu des Arabes lesurnom de soldats de la mort, le plus beau que puissent désirer des hommes dont lemétier est de tuer les autres. Leur glorieuse coopération à l’enlèvement des crêtes

du l’éniah avait fait sentir leur„ importance. Aussi, dès que les dix

& (f/Èt bataillons furent formés, S. A. R.

le duc d’Orléans et le généralItostolan se consacrèrent active-ment a l’instruction du nouveaucorps. On l’installa au camp deSaint-Omer , sous des baraquesde bois couvertes en paille, pen-dant l'hiver de ^SA0-A^. On lesoumit à un rude apprentissage,plus meurtrier peut-être que lesrazzias d’Afrique . Les soldais, lesac sur le dos, en sabots et enchaussettes de laine, allaient àl’exercice de sept à neuf heures,puis de midi à deux heures, elrentraient, haletants et couvertsde sueur , dans leurs baraquesglacées, où des officiers, la théorieil la main, leur développaient lesprincipes du tir, la manière detenir la carabine, la ligne de mire,la ligne trajeeloire. etc. ; leurs