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L’ARMEE.
noble métier. Son zèle, sa bonhomie, sa probité, compensent largement sou défautd’instruction. C’est un homme rangé, sobre, d’une tenue sévère, et dont la bravourepersévérante a lentement conquis tous ses grades 11 ne cause guère que pour dé-verser sur ses compagnons le trop plein de ses souvenirs, préfère la solitude aubrouhaha du monde, et prise médiocrement les dîners d’apparat. « Voyez-vous, dit-il énergiquement, quand j’ai mangé la soupe et le bœuf, moi, je me fiche du reste. »
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Le vieil officier dédaigne habituellement les jeunes gens qui passent des écolesdans l’armée, les qualifie d’officiers de salon, et prétend qu’i/.s sentent le musc etl’ambre. Deux lieutenants entrent ensemble dans une chambrée ; l’un porte sonmouchoir à son nez, et s’écrie avec l’accent de la conviction la plus profonde :« Sacristi, que ça pue ici ! »
L’autre, sans rien témoigner des impressions de son sens olfactif, dit d’une voixtonnante : « Ouvrez donc les fenêtres! aérez donc les chambres! »
Le premier est un vieux troupier rapproché du soldat par l’identité d’origine,la communauté d’habitudes, la longue participation aux mômes périls; le second,récemment éclos a la vie militaire, s’expose a ce qu’un troubadour lui réplique :