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en calligraphie et en arithmétique étaient trop précieuses pour qu'un s’en privâten lui accordant de l’avancement. La disette des sergents-majors n’est pas a craindreactuellement. Autour des sergents-majors actuels, gravitent toujours des jeunesgens sans grade encore, mais propres à les remplacer un jour. Ces soldats-commis,surnommés buveurs d’encre, sont dédaignés parle gros des soldats; mais, quoiqueexempts des corvées, ils peuvent s’acquérir de la popularité, en composant les dé-clarations amoureuses adressées aux cuisinières, et les missives carotti'eres destinéesaux banquiers que nous a donnés la nature.
Sous la direction des sergents-majors, les fourriers* distribuent le pain, le bois, lesliquides, toutes les provisions que le gouvernement fournit ; ils préparent le rap-port quotidien, sont préposés au casernement, tiennent les registres, écritures etétats. Secrétaires des sergents-majors, ils pourraient s’attribuer la plus grande partie•les éloges que ceux-ci reçoivent parfois des généraux inspecteurs. On sait que lescommis travaillent toujours plus que les chefs de bureau.
Les fourriers sont choisis parmi les jeunes gens doués d’un certain degré d’in-sfruction, et les vieux sergents, jaloux•le leur sémillante allure, les nommentPur dérision les jolis garçons, lac Hque aimable. Ils courtisent avec uns uccès toujours croissant les bonnesles femmes de chambre, et causent,
Par leurs saillies intarissables, l’ad-,r| iration des cambusiers chez lesquelsles sous-officiers sont en pension a rai-s °n de 40 centimes par jour, leur painleur bois.
Les fourriers ne prennent guère les ervice au sérieux. Ce sont souvent‘les engagés volontaires, oiseaux dePassage dans l’armée, se repentantu n coup de tête, et tâchant d’égayerleur vie militaire en attendant l’heure’lo congé. Ils suivent les spectacles,hantent les cabotins, exécutent avecPresse le carambolage, dessinent, ri-^ent des pamphlets, font des charges,es chansons, des calembours. Voici,a Peès un fourrier misanthrope, la‘ ><lrr iposition d’une compagnie d’infanterie; il avait travesti les trois officiers, le
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l gnes. Un Raton de sergent, et, vers le liant de la manche, un second galon vulgairement appelé
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