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Tome cinquieme.
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L’A KM H K.

compliquées qu'enseigne le Cuisinier Royal ; point de bisques, de coulis, d’alelels,de cronesquis; à tous les repas, à cinq heures du soir comme à neuf heures dumatin, la soupe et le bœuf, et de temps à autre le rata, mets affectionné des pay-sans. Pour obtenir la soupe, « faites bouillir de l’eau, ratissez tant bien que maldes légumes, prenez un morceau de cornet ; quand l’eau bout à gros bouillons,jetez-le dans la marmite sans vous demander s’il sera trop dur; écuraez peu, lais-sez mijoter, et servez. »

Pour le rata, « faites bouillir de l’eau, prenez des pommes de terre, du riz oudes haricots; jetez le légume choisi dans la bassine, ajoutez trois kilogrammes delard par cent hommes, remuez et servez. »

Vous connaissez la vieille plaisanterie militaire sur la manière de couler lebeurre dans les haricots : « Prenez une carabine, mettez-vous directement au-dessusde la marmite. Attention !... joue !... feu !... et voila ! »

I.es Vatels de ces festins sont le cuisinier en pied, le cuisinier à tour de rôle et

l’aide de cuisine. Ces deuxderniers sont de corvée ; maisle premier, exempt de toutservice, reçoit 10 cenlimespar homme pour se leverchaque jour à une heure duma ti n et préparer les alimen Isde la compagnie. On nommesouvent un soldat cuisinieren pied, uniquement pour lemettre à même de complé-ter sa masse. Ce fonction-naire n’est jamais qu’en pe-tite tenue, et quelle tenue !Il trafique des os comme unchef de bonne maison, et seréserve des grillades qu’ilarrose de vin ou d’eau-de-vie. S’il est maigre en en-trant en fonctions, il ne tardepas a s’arrondir; s’il a déjàde l’embonpoint, il est bien-tôt en état de réclamer.comme l’acteur Désessart, lasurvivance de l’éléphant.

Le soldat français est leplus mal payé et le plus malnourri de l’Lurope, mais enmême temps le plus jovial

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