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tromper île pauvres soldats, malgré mes leçons et mon exemple! Cré 110m d’un,v °ilà une belle équipée! Pour un rien, je rendrais mes épaulettes. Et puis, pour-quoi souffre-t-on que ce polisson de La Kamée viole le règlement en n’observantl'as l’ordre hiérarchique? Ne devait-il pas adresser ses réclamations à son caporal,‘lui les aurait transmises au sergent de semaine, qui les aurait reportées au sergenl-'najor, qui en aurait fait part au lieutenantde semaine? Ce dernier, pour ne pas sebrouiller avec le capitaine, eût trouvé moyen d’apaiser la chose en fourrant unev <ngtaine d’hommes a la salle de police, et l’affaire en serait restée là. Mais v’Iàqu’un animal de la cinquième du premier m’interpelle comrn’ si ça me regardait !
eût été gentil si un général était venu dans les chambres à ma place! Rien qu’a-vec In compte rendu d’un pareil désordre, il m’aurait reculé mon avancement debois ans, et avancé le sien de six ; mais heureusement j’ai l’œil à tout cl je sais em-pêcher la dilapidation. Capitaine Bastimiachom, vous serez aux arrêts forcés pourquinze jours... »
— Cric !
— Crac !
— Est-ce qu'il yen a qui dorment !
— Non, non !
— Cré mâtin ! les capitaines ne demandaient pas leur reste. Yen avait pus unqu’avait une goutte de sang dans sa poche. Celui de la cinquième du premier n’é-ta| l pas plus content qu’il ue fallait ; on aurait dit un canard de quinze sous qui va ense niestre. Il arrive chez lui avec une ligure (pii faisait pitié. « Brigand d’ La Kamée,( iu i dit en entrant à sa femme; j’aurais toujours dû me méfier de ce gueux-là; j’ai•échauffé un serpent dans mon sein ; c’est un ambitieux qui ne sait quel moyenPrendre pour monter en grade !
~~ Tu t’embêtes dans les feux de tile, que lui dit sa femme, qu’avait plus d'tête‘l l| e les autres n’en ont ordinairement ; j’ m’eu vas aller trouver 1 ’colonel. »
V’Ià qu’elle s’allifaille avec ses belles fanfreluches, et allons donc, la v’Ià partie.ai| t vous dire qu’elle n’avait pas plus d’ trente-trois ans, et qu’ c’était une beauté,quai ! colonel, qui ne crachait pas sur les beautés, consentit à lever les arrêts duCu Pilaine, à condition qu’on infligerait à La Ramée une punition exemplaire, etbastiii)i at .j,e!n s’empressa de le fourrer en prison pour trois mois. V’Ià qu’est
,r °P échaudé pour recommencer, La Ramée ne réclama plus ; ce qui prouve bienque la discipline a été inventée pour la tranquillité des soldats. Quand il eut Uni
•’uisième congé : « Ma foi, qu’i dit, on m’a esquinté d’injustices ; on ne m’a pas
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•u compte de mes services; je suis toujours resté dans le plus simple troubadouriat,Ul ? is c ’ es l égal ; i’n’ me faut plus que six ans pour avoir ma retraite, eh bien ! je
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rengage. Au boutd’ six ans j’aurai ma retraite, et avec ça, pour peu que j’ gagne
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sergent-major s’ met à dire : « La Ramée, fusilier à lab oit à quitter aujourd’hui le régiment, et à rentrer dans