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Tome cinquieme.
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L’A RM Eli.

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Îv-H'li!

La salle de police est une vaste chambre, garnie de lits de camp, avec sommiers,couvertures et traversins. Les murailles, jadis surchargées d’inscriptions, sont depuisPeu proprement entretenues. 11 est expressément défendu aux hôtes de ces lieux d’yJouer et d’y fumer, ce qui ne les empêche nullement d’y faire l’un et l’autre. Autre-ment, comment tromper l’ennui? on n’aurait contre lui d’autre ressource que cellede médire des chefs, mais on se lasse à la longue de répéter les mômes accusations,les mêmes diatribes, les mêmes injures. Il est vrai que, pour distraire les punis, unV| eux sergent/désigné parle colonel, les tire de leur gîte deux fois par jour, et leurlait faire l’exercice; parfois il les mène rudement, les chicane sur la rectitude deleurs mouvements, et prolonge les ports d’armes; mais, le plus souvent, non moinse nnuyé que ses victimes, il les commande avec mansuétude, excuse leur mollesse àlever les bras, et se hâte de les congédier.

Les punis militaires ont, connue tous les prévenus, la manie d’être victimes de laPlus odieuse injustice. Qu’un officier supérieur entre à la salle de police, les délin-quants qu’il interroge lui répondent par des protestations d’innocence. « Moi ! monc °lonel, j’ai été coffré sur un soupçon ; on m’a soupçonné d’avoir découché, et mev °da. » L es p] us coupais en action sont les plus innocents en paroles, mais moinsPur hypocrisie que par une illusion de l’amour-propre.

L emprisonnement, dont la durée ne peut excéder quinze jours, est plus ou moinsJ'goureux, selon qu’on le subit à la prison du corps ou a la prison de ville. Quelleuie, en effet, de traverser les rues sous bonne escorte, exposé en spectacle b laMultitude! Le soldat, dans une punition, envisage moins les souffrances physiques‘l 1 ' 0 1 de déshonneur qu’on y attache ; le cachot, variété de la prison, est regardé