L’ARMÉE.
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‘JUelque étincelle de vie lui reste encore, un des soldais recharge son aune, et, d’une °op à bout portant dans la tempe, achève- le moribond ensanglante. Ah ! puisque' a peine de mort n’est pas encore rayée de nos codes, pourquoi, du moins, n’épar-gne-t-on pas a nos soldats un pénible fratricide? d’où vient qu’on ne livre pas lescondamnés militaires aux bourreaux de profession ? C’est que des prestiges d’hon-neur environnent le soldat jusque dans l’ignominie, et qu’on a voulu que son sup-plice ressemblât à la mort sur le champ de bataille.
CANTINES. GOUTTE MILITAIRE. PREMIER JOUR DE L’AN.CAROTT1ER. CANTIN 1È RES. RL A N Cil 1SSEUSES-VIV AN-DIÈRES. CA N'l’IN 1ER S. ENTANTS DE TROUPE.
hissons a de moins sombres tableaux. Dans notre analyse de la journée du soldat,n °ns avons omis à dessein les cantines, assez fréquentées pour mériter un para-8,i, Phe spécial.
* jes tables de la cantine sont garnies de bouteilles du matin au soir. Sur des bancs(e bois se succèdent sans cesse des couples qui trinquent fraternellement, car, sui-Va,) t un axiome des casernes, un soldai français ne boit jamais seul. La civilitéex, !? e que l’individu altéré cherche un confrère pour lui tenir tête, et il ne manqueJ a ftiais d’en trouver. S’il ne fait point les premières avances, si sa générosité a be-* a,n d’fitre stimulée, un camarade lui adresse l’invariable formule du bonjour mi-aire : Payes-tu la goutte? Et la réponse est rarement négative. Celui qui reçoitUl| o lettre chargée contracte l’obligation de laisser une partie de ses fonds entre les^ a ins du cantinier. « Allons, suivez-moi, les autres ; y a gras aujourd’hui : monPere s’est fendu d’dix francs, j’ paye une goutte militaire. » Cette qualification dé-l'? ne Un grand verre rempli de tord-boyaux jusqu’aux bords. Sans mal augurer deene rgie di geslive de nos lecteurs, nous présumons que la plupart n’accepteraientas v olontiers cette politesse.
I, C est principalement le premier jour de l’an que la cantine regorge de visiteurs.
- l,s age ( ] e se SO u] la iter une bonne année accompagnée de plusieurs autres, équivaut,( py ,r * es soldats, à celui de s’offrir une goutte, également accompagnée. À force0 nncietés réciproques, il y a peu d’hommes, au déclin de ce grand jour, qui
soient
a utr
oapables de suivre géométriquement le plus court chemin d’un point a un
. e - La discipline s’est relâchée, et Ton en profile amplement. On se couche auave 6,1 ^ Un mon ^ e imaginaire créé par les vapeurs de l’ivresse, et qui se dissipee, les; mais, le lendemain, que le réveil est triste ! on se frotte les yeux, on se00)11° 16 ' " ^° I1C 6S ^ ^' erre ? — A la prison de ville, pour avoir tiré le sabre
e on bourgeois. — Où donc est Jean? — A la salle de police, pour dispute de( j rel - ~~ Où donc est Paul? — Ah ! le pauvre diable!... il a insulté un lieutenantne S ' a PUe ’ a ' ev ® * a nia ' n sur lo' I ma i s 011 aura égard a son état d’ivresse, et ilSera probablement condamné qu’aux compagnies de discipline. »