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Tome cinquieme.
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L’A H M ÉE.

rées. Compatissant à la détresse de ses camarades, il leur prête aisément de l’argent,avec on sans intérêt. Il est souvent possesseur d’un chien caniche qui suit les tracesdu grand Munilo. Le lidèle compagnon du cantinier fait le mort, marche sur troispattes, porte dans la gueule un billet d’hôpital quand il joue le rôle de blessé, mordles soldats, se laisse caresser par les officiers, et accompagne toujours la garde mon-tante de la caserne a la place d’armes.

Les enfants de troupe sont des fils légitimes de soldats, caporaux et sous-officiersdécédés ou en activité. Leur admission est proposée par le chef du corps, et décidéepar le lieutenant général commandant la division. Les fils d’ofliciers ne sont reçusqu’a défaut d’autres, et nommés par le ministre de la guerre sur la demande deschefs de corps et des commandants de divisions. On admet les enfants de troupe adeux ans, si le père et la mère font partie du corps, et, dans le cas contraire, à huitans révolus. A quatorze ans, ils sont tenus, sous peine d’exclusion, de servir commetambours, clairons, trompettes ou musiciens, en attendant qu’ils aient l’âge désen-gager. Destinés par leur naissance au service, ces enfants partagent pour 1 epékhiisviel’aversion des vieux troubadours, et comparent fièrement leur précoce expérienceavec la gaucherie des recrues nouvellement débarquées. Grandissant dans les casernes,ils apprennent de bonne heure, pour peu qu'ils aient des dispositions naturelles, ajurer, a boire, a fumer, à jouer de la canne. Heureusement que leur éducation nese borne pas il l’acquisition de ces précieuses qualités, et qu’ils recueillent l’héritagedu courage et du dévouement paternels.

COMPAGNIE IIOHS RANG. VAGUEMESTRE. PERRUQUIER.MAITRE D’ARMES . DUELS.

Outre les soldats qui font le service, il est dans tous les corps des soldats-ouvriers,tailleurs, bottiers, armuriers, selliers, maréchaux ferrants, personnages plus indus-triels que militaires. Ils forment, sous les ordres du capitaine d'habillement, la com-pagnie ou peloton hors rang, de laquelle dépendent aussi le vaguemestre et b’perruquier.

Le vaguemestre, facteur du régiment, est un sergent-major dans l’infanterie, etdans la cavalerie un adjudant. Il reçoit sa commission du conseil d’administration.Il relire de la poste, sous sa responsabilité, les lettres, paquets, argent et effets, etles répartit immédiatement, sans exiger personnellement aucune rétribution, entreles sergents-majors des compagnies, qui les distribuent au moment de l’appel- Hremet lui-même les lettres adressées au colonel et aux soldats de la compagnie hoii>rang.

Quand arrive une lettre chargée toujours impatiemment attendue, les tonds qu’ellecontient ne sont perçus qu’avec des formalités dont le but est d’en assurer la remiseintégrale. Le soldai qui vient de recevoir un souvenir matériel de ses parents ou «leses débiteurs porte son mandat chez le sergent-major. On inscrit sur le livre de*