I, AU MF F.
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reconnaissances le nom îles lieux de départ et d’arrivée, la date de l’arrivée, les nomet prénom du destinataire; le précieux mandat passe entre les mains du vague-mestre qui touche l’argent, et le rapporte au sergent-major ; celui-ci, en présence de•’ofûcier de semaine, remet la somme au soldat, libre enfin de jouir de son trésor,après avoir signé ou fait une croix sur le livre des reconnaissances.
En campagne, le vaguemestre escorte les équipages qui sont portés à dos demulet, à la suite de l’armée.
Eacétieux comme un gascon, alerte comme un enfant de Paris , bavard comme unevieille commère, et passablement ivrogne, le perruquier de régiment a conservésous l’uniforme presque toutes les allures du Figaro civil. Il porte sous le bras les"'slruments de supplice avec lesquels il se vante de faire une barbe par minute. SesPratiques, hélas! sont victimes de ses prétentions a la célérité, et quiconque sort de sesmains avec trois balafres seulement doit s’estimer aussi heureux qu’une sentinellePerdue qui échappe aux balles des avaut-postes. Ses ciseaux ne sont pas moinsdévastateurs, et détériorent sans pitié les plus belles têtes. 11 est constamment placéentre les deux cornes d’un dilemme, la coquetterie des soldats et la tyrannie de^ordonnance ; s’il coupe les cheveux trop court, s’il les réduit aux dimensions fixéespar le règlement, il provoque le ressentiment du soldat qu’il prive d’un ornementnaturel. S’il laisse des touffes et des boucles, il s’expose aux reproches du caporal :•■ruelle perplexité !
Le perruquier touche mensuellement, sur les fonds de l'ordinaire, dix centimesPar homme qu’il rase; deux fois par semaine, accompagné de l’adjudant de service,11 va raser les malades et les détenus.
Le maître d’armes, exempt de service comme les membres de la compagnie horsra ng, est ordinairement un sous-officier qui enseigne avec un égal succès l’es-c rime, la danse, le bâton, et même la savate. Fier de sa science, il n’échange-'ait pas sa position contre un grade supérieur, s’il lui fallait renoncer au plaisirApprendre à ses camarades le contre de quarte et le contre de tierce. Dans lesass auts d’armes, il rivalise avec les professeurs civils par l’habileté de son jeu,et > le lendemain du jour où il s’est signalé, il montre avec orgueil celte réclameinsérée dans les journaux : « Du assaut d’armes donné dimanche, au bénéfice deN., ex-premier maître du 56°de ligne, a élé très-remarquable; tous les premiersMaîtres des régiments de la garnison de Paris se sont fait un devoir d’y paraître,et on a surtout admiré le jeu de MM. *** ; tous ceux qui ont assisté a cet assaut°nt rendu justice pleine et entière aux représentants que l’armée avait envoyés àouïe cérémonie mililaire. »
Lemaître d’armes intervient dans tous les duels. Deux soldats se sont insultés oufrappés; ils exposent leurs griefs réciproques à leur lieutenant, qui, s’il juge le cas8 r ave, sans se compromettre par une autorisation positive, leur dit d’un ton bourru :*' Ça ne me regarde pas ; allez trouver le maître d’armes. » Ce dernier règle les•conditions et fournit les armes d’un combat rarement meurtrier. L’effusion dequelques gouttes de sang satisfait l’honneur offensé; mais la querelle est plus sé-"oose, quand elle s’est élevée entre des hommes de divers corps. Aux causes dev. !»