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Tome cinquieme.
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L’ARMEE.

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fidélité aveugle, sans examiner les questions politiques, car elle a pour invariablemission de défendre ce qui est contre ce qui n’est pas.

Depuis cette époque, en vertu d’une ordonnance du 4 6 août -1830, la gendar-merie parisienne s’appelle garde municipale. Ce nouveau titre a été comme cesadjuvants employés par les docteurs pour pallier le mauvais goût d’une médecine.

Cosi ail' egro fanciul porgiamo aspersi' Di soave licor gli orli del vaso.

Cependant 'il reste entre la classe ouvrière et les gendarmes transfigurés un fer-ont de haine qui se manifeste par de sauvages querelles, de lâches attaques, dedéplorables violences. Le 8 juillet -1841, des ouvriers tonneliers et dérouleurs ac-costent dans un cabaret de Bercy plusieurs gardes municipaux qu’ils insultent,frappent, désarment, et qu’ils eussent probablement jetés a l’eau sans l’arrivéedu commissaire et d’un détachement de ligue. De pareilles scènes sont fréquentes.

Le cadre de la garde municipale comprend, depuis le 4 er juillet 4844, un état-major, un peloton hors rang, seize compagnies d’infanterie et cinq escadrons decent vingt hommes chacun. Elle a les mômes devoirs et les mômes droits que lagendarmerie départementale; mais, en raison de son importance et de son utilitéPolitique, elle est plus avantageusement traitée. Un garde municipal à pied toucheannuellement 416 francs 4 0 centimes, et sa masse d’entretien est de 200 francs7 3 centimes. La solde d’un garde municipal a cheval est de 547 francs 50 centimes,et sa masse de 585 francs 25 centimes par an. Des masses de boulangerie, defourrages, d’hôpital et de secours sont en outre allouées au corps. La force nu-mérique, la nécessité de le réunir à la moindre alerte, lui ont fait appliquer dansto ute son étendue le régime militaire. Le tambour réveille et rappelle au gîte lesSurdes municipaux, leurs repas sont servis a neuf heures et à quatre heures : las °upe et le bœuf le matin ; le soir, un plat de viande et des légumes, du riz, desPruneaux ou de la salade. On ne leur épargne point les distributions extraordi-na ‘res, et la quantité de liquide qu’on leur octroie est le thermomètre de la stabi-'fre gouvernementale.

Pénible est le service des gardes municipaux : ils sont seuls chargés du service desPlantons d’ordonnance auprès de tous les ministères ; ils ont a surveiller une popula-fr°u turbulente, a tenir en échec la ville des Barricades, de la Fronde, du 4 4 juillet,

3 prairial, des trois journées. 11 doit leur sembler parfois que le pavé se soulèves °us leurs pas, que sur leurs tôtes gronde un orage de balles, de pierres et de vieillesc antmodes; que devant eux se dresse sanglant et hagard le spectre de la guerref lv >le. Querelles, attroupements, complots, vols, incendies, assassinats, émeutiers,j Vr °Snes, tapageurs nocturnes, forçais libérés, ne leur laissent aucuns loisirs. Danses Lais publics, ils sont en discussion perpétuelle avec les téméraires novateurs quiP ei fectionnent la chorégraphie au détriment des bonnes mœurs; au théâtre, aprèsav °ir entrevu le spectacle du haut du cintre, ils reprennent durant les entr’actes