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Tome cinquieme.
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96 L’ARMÉE.

leurs fusils suspendus au râtelier dans le vestibule, et livrent des combats sans linaux marchands de contre-marques. Les jours de fêtes, leurs tracas redoublent : onles campe au coin des rues pour prévenir l’encombrement des voitures, on les con-signe de crainte d’une émeute, on les place au milieu de la foule endimanchéecomme un épouvantail dans un jardin, pour effaroucher les perturbateurs.

La gendarmerie de la Seine, qui a deux casernes à Paris , n’intervient point dansle service de la ville, mais elle coopère à celui des prisons avec la garde muni-cipale.

Quittons maintenant Paris pour la Corse, cette île franco -italienne, où la ven-detta, quoique plus rare qu’autrefois, est encore a l’ordre du jour. Les gendarme 5y ont affaire à une espèce de bandits toute spéciale. Pietro, discutant avec Paolo ausujet d’un quartier de terre, s’oublie jusqu’à l’appeler polisson. Paolo sort en I emenaçant, et peu de jours après, prenant l’air à sa fenêtre, Pietro reçoit deuxballes dans la tête. L’assassin se sauve et devient bandit; il erre dans les makiSitue du haut des rochers les gendarmes qui le traquent, entre dans les cabanes, ouon lui donne des aliments par affection ou par terreur, quand il n’aime pas mien*lever la contribution noire, c’est-à-dire exiger le dépôt de certaine somme en cer-tain lieu. Pour atteindre les bandits dans les forêts, au sommet des montagnes, a®fond des ravins, il faut une connaissance parfaite des localités. C’est ce qui a dé-terminé la création d’un bataillon auxiliaire de la gendarmerie, recruté parmi le 5indigènes. Divisé en quatre compagnies, il est composé d’un chef de bataillon, d®cinq capitaines, cinq lieutenants, quatre sous-lieutenants, un chirurgien aide-ma'jor, un adjudant sous-ofllcier, trois maîtres ouvriers, un caporal-clairon, quatiesergents-majors, seize sergents, quatre fourriers, trente-deux caporaux, huit clai-rons et trois cent trente-six soldats.

BATAILLON DE SAPEURS-POMPIERS. EFFECTIF. SERVICEDANS LES THEATRES. SERVICE JOURNALIER.MOEURS ET HABITUDES.

Revenons à Paris trouver le pompier, le seul militaire qui, ne combattant p°‘ nt ’ait besoin toutefois d’intrépidité, de sang-froid, de présence d’esprit, dénote I®*qualités des vrais soldats. Si quelques critiques voulaient lui refuser I’honn el11d’appartenir à l’armée, nous leur opposerions l’art. 2 du titre -I er de l’ordonna®®®du 25 septembre 1841, sur l’organisation des pompiers. « Le bataillon de lade Paris compte dans le complet de l’armée. » 11 se recrute d’ailleurs par les c® ,ülements volontaires, ou le contingent des classes.

Paris , au moyen d’un crédit ouvert annuellement au préfet de police, entretien*»pour le service de surveillance contre l’incendie, un bataillon de huit cent vi°*neuf hommes. v