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Tome cinquieme.
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LES ECOLES MILITAIKES.

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les éludes par des causeries amicales. De joyeuses saillies tempèrent l'ennui du Xet du irip/cX ; des paris s’engagent, dont l’enjeu est presque toujours une certainequantité de suçons, vulgo sucres d’orge, qu’on va acheter chez l’un des tambours dela division. Bizarre contraste! singulier amalgame d’enfantillage et d'instruction-de légèreté juvénile et de profondeur scientifique! Ces élèves, occupés à transfor-mer en cônes des cylindres de sucre d’orge, lisent a livre ouvert Lagrange 01Laplace !

Par intervalles, en dépit de l’article 4 du règlement, circulent des projets suc-cessivemenl mis aux voix dans les trente-deux salles. « Camarades, l’on propos*’d’envoyer les majors chez le général pour demander qu’on aille a l’école de nata-lion. » — « On propose d’envoyer les majors chez le général pour demander 1 <1levée des consignes pour demain. » D’autres fois, les circulaires ont un but moinsintéressé: ce sont des appels à la générosité publique en faveur d’anciens con-ducteurs des ponts et chaussées, des réfugiés ou des détenus. Les circulaires poli-tiques, sévèrement proscrites, sont devenues plus rares à mesure que l’impulsiongénérale de 1850 a perdu de son énergie. La politique est à l’état latent ; l’in diffé-rence a gagné la majorité des élèves, dont la fougue se dissipe en révolutions int e "rieures, en bans donnés il Vautorilé. Quelques-uns, cependant, ont pris part an*émeutes qui suivirent i850, dernier effort de l’orage après la chute du tonnerre-L’un d’eux est mort à la Conciergerie, en juin 18-52 ; un mausolée de marbre bla |Jtlui a été élevé a frais communs, et, chaque année, un assez grand nombre d’élèvesvont entendre prononcer sur sa tombe, comme sur celle de Vanneau, des panégy-riques en l’honneur des martyrs de la liberté. Un levain démocratique fermcnieloujours dans cet établissement, dont la république fut la mère. Les polytechniciensavent qu’en toute occasion, les masses qui les environnent les écouteraient couinédes conseillers éclairés, les suivraient comme des guides lklèles, et celte convict* 0 "de leur influence sur le peuple entretient en eux les opinions par lesquelles 0,1obtient la popularité.

Quelques polytechniciens pélicanenl , se saignent les flancs par une assiduité 1 ulne se démentjamais, mais tous ne sont pas également rectilignes dans le trava'*'

II en est qui ne se font point scrupule de piquer l'ctrangcre , bouquiner, piquer U> 1

chien, c’est-à-dire rêver pendant les classes, lire des livres interlopes, ou se p e '°

tonner dans un coin pour dormir. D’autres font une excursion an longchamp, c0111

oblongue, bordée d’une iile de cabinets, dont nous laisserons deviner la destinai' 011 ’

Comme c’est le seul endroit où, pendant les heures d’études, les élèves puissent ai

humer l’air, fumer, causer, chercher des distractions, le longchamp a acq"i s 11 Bt

grande importance. Il estdevenu non-seulement une promenade, mais encore i |llC

enceinte sacrée, un asile inviolable, dont l’autorité n’ose franchir le seuil- Si 1,11

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adjudant nouveau, et pressé du désir de faire sa trie, s’avisait de s’y montre'>division dont il léserait ainsi les droits acquis se lèverait en masse contre lui- ^

Si des amphithéâtres nous passons aux laboratoires, où les élèves sont app clune fois par semaine, nous verrons chacun d’eux, vêtu d’une blouse grise,

1er avec un camarade, qu’il nomme énergiquement son binôme. Les mélanges