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ùmanls éclatent; les cornues se brisent; la cour des acacias retentit du bruit des
ex Plosions; on se noircit, on se brûle, on se blesse, et l’on n’en rit pas moinsfort,.
Cependant deux heures vont sonner, et le dîner s’apprête; aux termes du règle-me »n, deux élèves sous-oflîciers de chaque division ont été commis pour assisler àla réception des vivres, et reconnaîlre la qualité des denrées. La carie, orthographiée'•»ssi drolatiquement que possible, a été affichée au bas de l’escalier.
O E.I E U N E R.
Boe for.
I) I N E R
Soupe.Poulaizori.Frit s.
SOUPER.
Bœuf à la mode.Salade.
^ ,° n désigne sous le nom de frils ou frils mâles, les salsifis, et sous celui de frites,lls femelles, les pommes de terre. Quand on sert de ces dernières, ceux qui n’ai-^Dt pas a dîner vite les entassent dans de longs cornets et les savourent pendantl e e Partie de la récréation. Les mômes menus reparaissent périodiquement tousfiuinze jours. À table, les élèves ont pour échansonsde vieux militaires, actifsv,t eurs de l’école, après avoir été ceux de l’État. Si les comestibles semblent^ u ne saveur équivoque, d’une fraîcheur suspecte, d’une insuffisance évidente, tousconvives de vociférer en chœur : La tête! la tête! la tête du pourvoifeur ! e(,p 0f iué par ce terrible appel du fond d’un cabinet voisin, le négligent Vatel présentelu, ublement ses explications.
I Ca récréation suit le dîner, et se prolonge de deux heures et demie jusqu’à cinqe, Ues. Pendant cet intervalle, toutes les portes sont ouvertes ; permis à tous dede C ° Ul * r maison, de monter au casernement, de se promener dans les cours,au ^ lller * etlr P'P e > de cristalliser au soleil. Des salles sont consacrées au billard,e checs, au trictrac, jeux dont les combinaisons cadrent avec la nature des étudesO!,.. ,ennos - l’on se permet clandestinement les cartes, qui sont prohibées, on: eit ( * u moins à l’esprit de la défense dont on enfreint la lettre, car on ne joue"•bais d’argent.
p ^ r ®fère-t-on au jeu des plaisirs intellectuels, on monte a la bibliothèque, où- ^ e mande naturellement des livres propres à distraire delà géométrie. On dé-fie ° ^ a ' ler Scott; on rêve avec le vaporeux Lamartine ; on parcourt avec madame( j. la brumeuse Allemagne ou l’ardente Italie ; on s’enivre des chaleureusesPer Ulllal ' ons Jean-Jacques. A cinq heures, les travaux sont repris jusqu’au son-
née
' e ntploi du temps est invariablement déterminé pour chaque heure de la jour-
,ft an ^° ,lr c * la< l ue i our l ^ e l a semaine. Le bataillon tout entier se meut, travaille,p . ° e > se divertit et se couche à des instants rigoureusement fixés, avec une régu-' ( ' té mécanique.
j 0 ^ Ps Sort ies reviennent les mercredis et les dimanches. Si vous tenez à voir cesi,>„ S *’°n nombre d’élèves réunis, il suffit de monter a l’eslaminet des Mille Co-
'mpe. 1
• inremenl vous les renconIrez au spectacle, allendu la Irisle obligation de