LES ECOLES MILITAIRES.
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rentrerait bercail à dix heures. Quand ils obtiennent une prolongation ou une pi' 1 'mission de découcher, ils hantent les Français, l’Opéra, l’Opéra-Comique, les Italie " 1 'où ils ont le privilège d’entrer sans queue préalable; l’occasion les conduit parfoisau théâtre du l’alais-Royal, mais jamais ils ne s’aventurent dans le sombre emp* 1 '"des mélodrames en quinze tableaux. Un goût littéraire est développé par le* 1leçons des meilleurs professeurs, et beaucoup cultivent la musique, dont les théo-ries ne sont peut-être pas sans corrélation avec les sciences mathématiques. Sou*l’empire, assure-t-on, alors qu’ils rentraient assez tard pour paraître au spectacle, il*formaient dans le parterre un noyau de judicieux arislarques. Fallait-il leur rav"ces plaisirs intellectuels pour la plus grande gloire d’une infructueuse discipli" 6 ’Dans le cours de l’année, l’aptitude des élèves est sans cesse éprouvée par de*colles [des examens). On est toujours langent à une colle, soit que le professeuivous interrogea l’amphithéâtre, soit que le sort vous ait désigné pour être examinepar le répétiteur sur les travaux des huit jours précédents; la colle est une épe"de Damoclès , constamment suspendue sur la tête des polytechniciens, et chacund’eux peut, au moment où il est le moins préparé, entendre le tambour lui n |,,r 'murer ces paroles sinistres : « Monsieur, on vous demande à la colle.' »
Il y a des colles générales à la lin de tous les cours, des cours d’analyse et de i" e 'canique, de géométrie descriptive, de physique ou de chimie ; mais la plus form 1 'dable de loutes est celle de lin d’année, qu’on subit pour passer de la seconde *•la première division, ou pour être déclaré apte aux services publics. Les cours ce*'sent au mois de juillet; le temps clc pioche commence, pendant lequel on va s<-préparer aux examens, et cette époque d’application soutenue ressemble trop a 1111carême pour n’êlre pas précédée d’un carnaval. Voila ce qui explique une fête d" 1semble de prime abord inexplicable, une réjouissance bouffonne et délurée. I"bal des fruits secs ’. En plein jour, au mois de juillet, dans la cour des acacin k 'aux accords d’un orchestre recruté parmi les dilellanli du bataillon, gambade" 1les élèves, affublés de travestissements variés : sauvages tatoués, Arabes du (léser 1 'femmes postiches, préfets, chevaliers, officiers généraux, templiers drapés dans I edraps du casernement, tous affectant les plus étranges costumes, les plus exlid 1 'ranles tournures, les plus grotesques contorsions. Des emblèmes de fruit-secti° Hont été peints sur une bannière oblongue par un artiste du cru. On y voü, P‘exemple, le directeur des études tenant sous le bras un fruit sec, qui s’all" l,rpour lui échapper, et avançant la main droite pour saisir une tête grimaça" leforme de fruit sec. On peut y représenter aussi le trophée de l’école et sa parod* ed’un côté un casque, une cuirasse, une ancre, deux canons en sautoir ; de l’ al1 ^ 'un bonnet de police, un berrg, une queue de billard et deux pipes. Ce de 1 "trophée est au premier ce qu’est la tenue du bal des fruits secs a la vie ordi" a "de l’école. Les contredanses se multiplient, le coco circule, les éclats de rire re^tissent; les fruits secs présumés font provision de gaieté pour supporter le coup d"
' bes fruits secs sont rem ipii, après l'examen de sortie, ne .sont pas déclarés admissible* 1services publics.
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