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MÎS K C OUi S M I LIT A I II li S. 121
'Henace leur avenir. Un berry, imprégné de thérébenline, est élevé sur des queues( le billard et brûlé triomphalement. Si le tableau de ces réjouissances vous déride,lecteurs graves, veuillez ne pas juger trop sévèrement la profane cérémonie qui lesa terminées en J 840 et 1841. N’envisagez pas comme une impiété un divertisse-ment dont les inventeurs, tout en parodiant certaines formes du culte, n’ont assu-maient pas songé à ridiculiser les croyances religieuses. Un élève, en costumesacerdotal, monte sur le perron, accompagné d’un sergent de chœur, qui asperge'es assistants avec le contenu d’une large cornue. Le pseudo-curé les bénit, etp écite des litanies, où les noms des professeurs sont substitués h ceux des saints.
Sancie Duhamel , miserere «o/ns. Sande M on fer r and, miserere nobis.
&nncie Matthieu, miserere. Sancte Bahinet, miserere.
bande Chevreul, miserere. A fraitseclinne perpétua lib. nos, Coriolis.
Ainsi est couronnée cette fêle des fous de l’école polytechnique , celle résurrec-bon estivale du mardi gras. Memenlote quia pulvis eslis... Reprenez vos cartons,v °s compas, vos crayons, ô jeunes élèves; repassez la mécanique et la géométriea trois dimensions, rappelez-vous les leçons du père Tire-Ligne, le professeur dedessin topographique ; le temps de pioche est venu !
Une caricature répandue à l’école représente Yancien en temps de pioche. Il aP°ur chapeau, pour basques et pour liras des équerres ; pour poitrine un rappor-teu f; pour jambes un compas décrivant une circonférence. Pendant cette impor-binte période, les plus négligents deviennent les plus actifs, et tâchent de réparerles heures perdues en sublimant, id est en travaillant la nuit. Afin de tromper las UrveiIlance des adjudants, celui qui sublime place son lit renversé sur quatre^bourets, rabat la couverture par-dessus, et, étendu à terre sous eetabri, rumineei1 paix les problèmes ardus des mathématiques transcendantes.
Après le temps de pioche, les polytechniciens subissent à tour de rôle, de huitJours en huit jours, quatre examens rigoureux, qu’ils désignent par le nom dese ^aniinateurs : « J’ai passé mon Monferrand : — je n’ai plus que mon Babinet. » Lere sultat des réponses faites sur chaque partie de l’enseignement est relatif à l’im-P°rtance qu’on attache a cette partie. Tel qui est premier en chimie peut se trouverfiait sec, s’il est le dernier en mathématiques. Sitôt que les élèves de la première'"'’ision ont répondu victorieusement aux questions de leurs juges, ils cessent delre partie de l’école pour entrer dans les services publics. Sans nous occuper deCeu x qui choisissent les ponts et chaussées, les mines, la marine ou les tabacs,s,, ivons dans sa carrière l’élève de l’école d’application de Metz .
E. DE X.A BEDOI.LIERRE.
V.
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