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Tome cinquieme.
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LES ECOLES M I LIT A 1 K ES.

jouis énergique et dévouée. Bien tôt un omnibus h dix places, traîné par une rosse-que l’on zèbre à coups de fouet, se dirige vers le fatal bahut'. A droite, au b 3 " 1d’un monticule, un vaste, bâtiment entouré d’une cour murée frappe vos regards-A ses fenêtres grillées, l’on serait tenté de le prendre pour une prison ; l’on se trom-perait étrangement, car c’est l'infirmerie, l’oasis du désert, le paradis terrestre-Quelques pas plus loin, une porte coclière, portant une inscription de lettres blanche*sur un fond noir, indique l’entrée de l 'école spéciale militaire.

Le seuil de celte porte fatale une fois franchi, adieu tous les plaisirs ! Que l’ eS 'poir pendant deux ans soutienne votre courage, malheureuse chrysalide, destine®a souffrir. Au bout de ce terme, vous vous envolerez dans le sein de vos fainiH eS ’s aux ailes veloutées et étincelantes d’or et d’argent, car l’épaulette, I e "aiguillettes et les cordons dorés formeront votre parure.

L’école, enterrée pour ainsi dire au milieu du village de Saint-Cyr, est écrase 3par la colline qui mène aux étangs de Trappes , et sur laquelle serpente la route del’ai is à Rambouillet . La situation en est triste : ses murs élevés, leur teinte noirâtre»sa sombre couverture d’ardoises, ses fenêtres grillagées lui donnent un aspect sévère-Bâtie sous Louis XIV , par madame de Maintenon, elle se compose de cinq co®*intérieures et d’une seconde enceinte où les élèves manœuvrent. Au delà, •trouve le polygone et la campagne. Dans le principe, c’était un couvent de jeunesfilles nobles, sa destination a bien changé depuis. Les bâtiments existent encoi 1ainsi que le petit pavillon qu’habitait cette souveraine. Souvent elle y venait, 3,1milieu de ses chères élèves, se reposer dans la solitude, et fuir le tumulte decour. Du haut de ce pavillon, l’on aperçoit le palais de Versailles . Six urnes son 1encore debout sur le toit à l’italienne; leurs flammes de pierre, symbole de conslance et d’amour pour le roi, sont toutes tournées vers le château. Ce logement estcelui du général. L’église est devenue grave et silencieuse : l’orgue ne soupire ph ,ssous ces voûtes qui retentissaient autrefois des cantiques des jeunes filles; cep cl1dant, chaque dimanche, on y dit une basse messe a laquelle toute l’école assiste-Ces corridors, que de timides vierges traversaient d’un pas léger, semblables à d®blanches ombres, et dont le silence n’était troublé que par le bruit du frôlement dé-robes, résonnent maintenant sous les souliers ferrés des Saint-Cyriens, march 3

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en cadence. Les échos des dortoirs ne redisent plus lespiières. Aux réponseslitanies a succédé la chanson tant soit peu leste de l’élève qui astique son W s ’au réfectoire, plus de saintes et édifiantes lectures, plus de conversations à v0l/basse, plus de chuchotements; c’est un tumulte de voix qui se croisent et s ’ e0 ^ echoquent. Dans ces immenses greniers qui ont entendu les vers harmonies*Racine, dans ces lieux où Esther eut pour la première fois les honneurs du trio®plie et de la scène, devant toute la cour de Louis XIV , les rats courent en Übe 1 ’l’araignée file sa toile en silence.

Dans les cours, l’on n’entend plus le murmure des conversations, doux eteo' 1 ^ 1

1 l. oii appelle bahut à Saint-Uyi- lo coflïe place près du lit. cl dans lequel ou inet les brosses-mot a la inciiic signification que chose, machine. On s’en sert pour exprimer tout. Bahuteur. I'- 11bahut, oui une cxlcnsion illimilcc. et qui se reproduit à chaque instant dans la romcrsalion deséle'