L K S ECOLES MILITAIRES.
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^ninie le bourdonnement d’un essaim d’abeilles; l'air esl rempli par les cris des^‘•H-Cyriens, qui entonnent de toute la force de leurs poumons les commandc-111611 ls de la théorie. Les frais ombrages, les bosquets mystérieux ont disparu, cesa "® es j e charmilles, dépositaires de tant de naïves confidences, ont subi le mêmea0| 'L La hache a coupé le tronc des arbres : les potagers nécessaires a l’entretien deec ole ont pris leur place, 'l’out a été nivelé pour la manœuvre. Le magasin à poudre,salle d’artifice, se sont élevés sur l’emplacement des tonnelles ; les canons à laQuelle béante dorment a l’endroit où se balançaient les escarpolettes; les boulets,les obus, sillonnent ces prairies où paissait le troupeau du couvent, et le lièvrePoursuivi dans la campagne vient parfois au polygone chercher un gîte dans leslr °us creusés par la chute parabolique de la bombe,
Lorsqu’elle est plongée dans le sommeil ou dans l’élude, l’école ressemble a unc '°ître désert et silencieux. Quelques instants après, les Clameurs de quatre centsSuites gens qui crient et commandent, la détonation de leurs armes dans les ma-"œuvres, le bruit terrible des mortiers et des canons qui grondent, la remplissent’J® tumulte ; on dirait celui d’une ville révoltée. Les anciens noms des cours ontet ® elfacés depuis longtemps, a l’exception d’un seul ; on n’a pas voulu être ingratenv ers la fondatrice : la cour de Maintenon existe encore. Les autres ont changé de11 ° m avec les époques; elles ont suivi la destinée de ces vaisseaux en construction( * u, j debout sur leurs chantiers, voient passer les révolutions, par chacune desquellessont baptisés et débaptisés tour à tour. Avant celle de 1850, les princes de laOutille déchue venaient souvent voir manœuvrer le premier bataillon de France \5 1 avait alors la cour de Madame, la cour de Bordeaux ; elles s’appellent mainte-,lant cour de Wagram, d’Orléans, de Nemours . Les fils du roi honorent aussi quel-MUefois l’école de leur présence.
Suivons maintenant le nouveau venu dans les épreuves successives de son péniblePuviciat. _La première visite est pour le général. Un tambour de service vousconduil^ suite chez le perruquier, dont les ciseaux ont bientôt fait tomber cheveux, barbe•noustaches. L’ordonnance du 2 mai -1855 est ennemie jurée des longs cheveux,'es moustaches du recrue 2 sont impitoyablement proscrites par Vancien.
fatale toilette commence; il faut vous dépouiller de vos habits de pélcin 3 , pourey êtir l’uniforme et les galettes 4 du pousse-caillou , dont l’état vous fait cadeau,^eyennant la modique somme de 750 francs, laissée préalablement par votre pèreez le trésorier, et destinée à l’achat du trousseau. Dans l’uniforme, une chose
e„ Au ' r ef° iS . lorsqu'une sentinelle venait reconnaître l’école, le tambour-major, placé à la tète, répondait.qui . ,e, ' a Çtoit(o«de France . Depuis 1850, la garde nationale marche avant l’armée; l'on répond au2 n È c °l e spéciale militaire. Autres temps, autres mœurs!a VOn e Cs grammairiens ne nous jettent pas la pierre pour avoir transposé le genre du mot recrue ; nouss '° u * u conserver autant que possible la couleur locale et les expressions usitées à Saint-Cyr.d' Un l * Ue * e militaire emploie pour désigner tout ce tpii n’est pas l’armée. A Saint-Cyr, on dit cire pékinPari s C ° Urs > P our être libre, être débarrassé d'un cours, l’avoir enterré, s D’où viens-tu ? — I)e balmler a* g* ~~ Q' 1 as-tu fait ?— J'ai éclaboussé le pekin. »
nta U y U ettPS rï' 1 sol< * at du centre. A Saint-Cyr, les bons sujets ont avec du travail celle» du grenadier. Lesls sujets restent galettes pendant deux ans.
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