i: coi
DK SAINT-OYK.
12 !»
' finis lois, jusqu’au commandement do roulement. Allons, monsieur, lâchez île vousdépêcher, l'officier s'impatiente. » Et le recrue, dans son effroi, répète son nom,IVec volubilité, jusqu’à ce que sa langue desséchée ne puisse plus arliculer de sons." Oh! quel nom! monsieur ! vous auriez bien fait de le laisser au magasin, et d’enl'fiendre un autre! A l’envers maintenant, peut-être sera-t-il moins laid? » Et le'fiCTUe, de se soumettre aux ordres et aux menaces. Non content de cela, l’ancien led| t répéter encore en commençant par le milieu, puis en le faisant entremêler deMUelque grossière épithète, telle que dindon, melon, et autres analogues. Si le'"alheureux hésite ou refuse, l’exaspération des brimeurs va crescendo; et si l’in-ducteur n’a pas d’énergie, le recrue est traité d’une manière brutale ; sinon, ils se0r nent à des sottises.— Ali ! monsieur fait l’amateur! on vous cotera! monsieur!°" vous cotera’ ! Et le recrue de courber sa lête devant la force, et de répéter son1,01,1 au milieu des huées générales. Les premiers, fatigués, laissent la place à d’au-lles - — Qu êtes-vous venu faire ici au bahut spécial Et le recrue, dans son in-SciHiité, de répondre : Je suis venu dans l’espoir d’être officier ! A ce mot, la fureures anciens est à son comble; eux seuls se réservent ce litre. Officier! vous!Monsieur ! jamais! vous ne serez que caporal-tambour au bout de trente ans déx,:r eice ) avec notre protection encore! Bref, pendant une grande heure, la brimadeCül Uinue avec cette violence, et sur ce ton qui, comme on le voit, s’éloigne tant soitP e,) de celui de la bonne société. Nous faisons grâce de tout le reste a nos lecteurs,^tourdi par toutes ces brusques apostrophes, terrifié par ces figures rébarba-| IVes des féroces anciens, dont chaque tête vous produit l’effet de celle de Méduse,e tl> inps de la récréa lion semble un siècle. Enfin nn roulement de tambour faitfifitrer dans l’ordre ces taureaux furieux. Il était temps : quelques instants de plusV ° Us tombiez suffoqué par les larmes et la colère. En vain, dans la foule, vous cher-c hez une figure d’aini, vous êtes un agneau tombé dans une ménagerie; tous les<l,l|| naux, jusqu’à l’âne, viennent vous donner un coup de pied. Il se passe alors env ° l| e esprit d’atroces projets de vengeance pour l’avenir. Il n’y a pas un recruelle désirât dans ces moments un duel à mort avec un des anciens qu’il a re-l>lai 'qués, déployant contre lui le plus d’acharnement. A la tempête a succédé le
fialm
files
Par
e , un coup de baguette a été le Quos ego qui apaise les Ilots en courroux. Vous
fin étude, assis sur un banc de chêne, les coudes appuyés sur une table noircie'’encre. Que de tristes réflexions viennent vous assaillir! S'il en était tempsllc ore, vous renonceriez à l’école.
tambour bat, vous quittez à regret cette salle, qui pendant deux ans sera votrePlaisir, votre unique consolation. De l’élude on passe au réfectoire, vaste salon
s t’wttatenr. vouloir se rebiffer, 11 e pas se soumettre aux vexations.
^ye/ lUt *‘ re * :e paragraphe et les autres analogues d'un ton fort haut, et grossissant la voix pour ef-x 1 I e recrue, avec volubilité et d'un ton légèrement canaille.v ;„ 1( es * ïl ‘* , neui*8 ont des listes sur lesquelles ils inscrivent tes nom» des récalcitrants pour s'acharnerHo, * e a prés eux. Cote., coter , veut dire proprement la note que le professeur vous donne pour vos rc-, ^ ases interrogations. 0 est la plus mauvaise, 20 est la meilleure.ii'Uf ,n,| l-Cyr. on donne ce nom aux jeunes gens des écoles préparatoires de Versailles qui se destb* s aint-(;yr et portent l'uniforme.
17