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portant sa couchette sur son dos comme la tortue sa carapace. Il est rare ipTons 011 retire sans avoir nn œil poché et la figure abîmée.
^ Cependant, l’aube n’a pas encore paru, le coq n’a pas encore chaulé, et déjà lalllle retentit. Allons vite, a bas du lii ! car vous n’avez pas une seconde pour jouircet état de somnolence plus doux que le sommeil même. Celle vie de misèrent nous ne Iraçons qu’une légère esquisse va continuer pendant un mois.
bout de quelque temps, les recrues qui commencent a se connaître conspi-en l contre la tyrannie, et conviennent de secouer le joug. Au silence qui règne,<,s ail ciens ont deviné qu’un orage les menace, et se tiennent sur la défensive. Unl( au jour, le plus décidé de tous les recrues met son bonnet obliquement, un an-j len veut le redresser, la bataille s’engage, l’éruption du volcan éclate d’une manière-‘•ihle. Les pieds, les poings, quelquefois les pierres jouent un rôle sanglant.Çfsonne ne reste sur le carreau, mais l'infirmerie reçoit bon nombre de blessés.
‘ ’ ,l, tori té intervient, sépare les combattants et jette les anciens b la salle de police■es recrues ont aboli l’esclavage et conquis leur liberté. Lorsque les choses se pas-Se,, t de la sorle, les haines entre les deux promotions subsistent longtemps; elles^"■vivent b l’école et engendrent des duels meurtriers. D’autres fois la brimade111 d’une manière plus douce. Le jour de ('affranchissement est marqué d’avance.^ ceux qui le précèdent, les recrues s’y préparent par le jeûne et l’abstinence.
( '*ble on leur fait réciter de plaisantes prières et de burlesques litanies com-posées ad hoc. Dans les dortoirs les anciens ordonnent des promenades nocturnes,. 111 la tenue est réglée par un ordre. Presque toujours elles s’exécutent dans unde nudité aussi complet que celui du ver. Le fusil, le sac et la giberne, sonl^uipemenl de rigueur. Dans la cour Wagram, au milieu d’un petit quinconce dee uls, deux yalellus sont clouées depuis une élernité au tronc d’un arbre 11 faut,ai d’être affranchi, rendre hommage à ce symbole. Tous les recrues défilentl ) LVant elles au pas cadencé, les saluent avec respect, et sautent ensuite uneI 1,ere formée par des chaînes d’épinglelles, provenant des vols - faits aux mal-^®a*eux. || y en a qui ont quelquefois une centaine de mètres. Celte cérémonie1 Pour eux celle du baptême, ils sont régénérés. Les recrues obliquent et coine " c ent a. h ah n Lcr. La fusion s’opère insensiblement, et la promotion de lafraternise avec celle de Coualanline ou de Mazagran.. Ainsi linil la brimade111 la peinture que nous venons de faire est bien au-dessous de la réalité.
usage singulier el barbare s’est transmis depuis longues années d’une promo-( 1 a l’autre. L 'absorption de l’école polytechnique, les épreuves franc-maçonni-
uitt ^* envtiuuo c l ,,e l es recrues des régiments payent b leur arrivée au corps,^ ‘fuelque ressemblance avec la brimade de Sainl-Cyr; mais toutes ces vexationss °nt que des roses en comparaison. Les suites de la brimade sont funestes.
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,. ei >gendrent des haines invétérées et détruisent l’esprit de corps qui fait la«es armes spéciales, el qui a pris sa source dans cette espèce de franc-ma-' ••nerie secrète, qui lie entre eux les anciens élèves de l’école polytechnique, lin/hpensation de graves inconvénients, elle n’olfre qu’un minime avantage, celui detous les caractères, de détruire leurs aspérités en passant sous ce laminoir,