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Cem (|iii s'eniiiiienl à l’exercice on! un talent loin particulier de tomber eu lui'blesse, c’esl ce que l’on appelle faire carpe frite. Au corps de garde ils invenlerilIons les moyens de se divertir. Le vin chaud fabriqué avec de l’abondance danslaquelle on plonge la consigne du poêle, après l’avoir fait rougir, ne contribue p aspeu à monter leur imagination. Quelquefois la noce est complèle. Lorsqu uncochon échappé de la basse-cour vient s’égarer près du poste, le factionnaire I abientôt enfilé avec sa baïonnette. Une demi-heure après, l’animal cuit sous lacendre comme une pomme de lerre.
Enlin nous ne redirons pas lotîtes les espiègleries qui se font à Saint-Cyr. K aii 'semblons nos souvenirs de collège, nous en aurons une idée.
La sévérité de la discipline cou lient toutes ces jeunes têtes, mais souvent latranquillité disparaît avec la rapidité de l’éclair. Tout à coup une Irombe vient s'a-battre sur l’école, l’orage mugit et éclate sans qu’on ait pu le prévenir. C’est n"grain qui passe sur un navire sans qu’on ait eu le temps de carguer les voiles.
En un instant une étincelle a allumé un vaste incendie. L’école est en pie' 111 ’révolte. Sur un bruit, sur un mot, les têtes se montent et s’exaltent. L'autord eméconnue est souvent outragée. Une heure après tout est apaisé, tout est rentredans l’ordre : la révolte n’avait pas de but, elle est morte d’elle-même Un montentde vertige a précipité dans l’abîme de malheureuses victimes. Chaque fois u»evingtaine d’élèves expient la faute générale, sont renvoyés soldats dans des régi-ments, et perdent l’épaulette qu’ils étaient sur le point d’obtenir. Terribles puni-tions qui, malheureusement, ne produisent aucun effet
Le personnel de l’école est fort considérable. Le nombre des élèves, depuis la l ' e ~eenle augmentation de l’effectif de l’armée et la création des nouveaux régimenhba été presque doublé, et porté à près de six cents. Quant a l’état-major des olh'ciers et professeurs, il est composé de vingt-trois chefs militaires et de vingt pi’ 0 'fesseurs civils. L’ensemble des cours professés à l’école militaire par des hntim ,eSde mérite est nombreux et forme un système d’éducation complet, dont tonsprofitent pas également, car chaque année l’on est obligé de faire des fruits secs-
L’éducation militaire y est poussée jusqu’à ses dernières limites. Par la pr e<M 'sion doses manœuvres l’école mérite le litre de premier bataillon tle France . An-dine autre ne peut rivaliser avec elle. Chaque élève commande la manœuvre. b° ,! ’'que vient le tour d’un gradé ou d’un chef délesté, on convient de lui donner un 1muette ’. Dans ce cas, au lieu de punir, il faut avoir du tact et faire comme I ecolonel H***. — Faites croiser la baïonnette! dit-il au sergent-major. Cro> se *baïonnette. Les armes sont abattues avec ensemble, mais sans bruit. Messicit'*’s’écrie le colonel , c'est un mouvement tout français que celui de croise 1 ’ I abaïonnette. Faites recommencer. — Ce seul mot fut suffisant, il avait louclm l acorde sensible. Les armes furent abattues avec vigueur et résonnèrent foi'lerne» 1 -C’esl ainsi qu’en parlant à la jeunesse un langage qu’elle aime, on excite sa s e "'sibilité et son enthousiasme. Jamais on ne fait un appel inutile à ses nobles senti
« Kxemrr dans lei|iiel par espièglerie on ne fait pas résonner scs armes.