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Tome cinquieme.
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ÉCOLE DE SAINT- CYB.

'"Puis, el à Saint-Cyr moins (|iio partout ailleurs. Parmi les nombreux élèves qui° nl courbé leur tête devant la brimade, un seul a été respecté, c’était un jeune°>'Plielin dont le père s’est immortalisé dans la défense de Vincennes . Les pauvres( iu villas verseraient bien des larmes si l’école n’existait plus, car les souscrip-ll0 "s en leur faveur y sont nombreuses et abondanles.

Les procédés délicats ont toujours subjugué la jeunesse. En -1854, à la suite duner évolie sérieuse, on annonça la visite du prince royal. Les esprits, travaillés ethissant a de fâcheuses influences venues du dehors, étaient mal disposés. Le duc•ut reçu froidement et en silence. Pas un cri ne se faisait entendre, on y niellait deEntêtement. Cependant son affabilité l’emporta; l’on était au réfectoire :

" Messieurs, dit-il, avant de vous quitter, c’est un besoin pour moi de vous féliciter(, ncore sur la précision de vos manœuvres et les beaux résultats obtenus par vous;, n polygone; je porte un toast qui trouvera de l’écho, j’en suis sûr... .1 la gloireE l’armée française ! Les élèves ne purent y tenir, sa voix fut aussitôt étouffée.E»e/e duc d’Orléans .' cria toute l’école avec enthousiasme, et le prince repartit,ln niilieu des acclamations générales.

Il serait h désirer que tous ceux qui sont â la tête de la jeunesse sympathisassentavec elle; malheureusement il n’en est pas ainsi. Souventils ne savent pas la com-prendre. Malheur à eux, car l’arme du ridicule fera bien des fois à leur amour-proprede Profondes blessures. Les jeunes gens ont un tact inoui pour saisir le côté faible,et trouver le défaut de la cuirasse. Bien peu de chefs échappent à leur amère criIi -( l |,e , aussi sont-ils surchargés de sobriquets sous lesquels leurs véritables nomsd ' s paraissent. Jacques, Boyau, Choc en retour, Tolo, vivront autant que l’école.

E manœuvre favorite des élèves est celle du canon; la vue de la campagne, d’unErizon de verdure plus étendue que celui de la cour triste et ennuyeuse oii ilsS0|| t continuellement renfermés, l’odeur de la poudre, le bruit imposant de la ca-" 0 "nade; ces fonctions d’artilleur qui flattent leur amour-propre, les transportents,,r les ailes de l’imagination au milieu des champs de bataille, et leur donnent unilVai| t-goût des terribles et saisissants épisodes de la guerre ; la joie qu’ils éprou-V(>l| l à voir les tonneaux fracassés et les cibles voler en éclats : tout, en un mot,* 6ur fait trouver aux exercices du polygone un charme indéfinissable. Les écolesS| mt fort belles, chaque année une dizaine de tonneaux sont abattus. Chaque,0 "«eau aballu vaut les honneurs du triomphe à celui qui a pointé le mortier.Le vainqueur, porté sur les épaules et reconduit au bruit des tambours, est,c °mnte Bacchus, assis sur un tonneau ; la seule dillérence, c’est qu’il est couronnéde lierre au lieu de pampres, et que le tonneau est vide au lieu d’être plein deVltl - Pour compléter l’ovation, tous les élèves, porteurs de branches d’arbre, le sui-J e ' u sur une longue file. A un signal donné, les deux rangs accourent en avant, et’ llle 'H une immense ligne de bataille, qui marche au pas cadencé enchantant la

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'•son de l’Officier , sur l’air de celle qui commence ainsi :

Nous sommes de l’ordre de saint Bernardin,Nous nous couchons lard, nous levons malin.