LES ÉCOLES MILITAIKES.
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A un second signal, les deux extrémités de la ligne accouru ni Inné vers l'autre-onexécute des rondes autour du trioniplialeur qui, pendant ce temps, est secouesur son tonneau au son de la chamade, lin 1854, le prince royal vint in s 'pecter l’école. Après la manœuvre il passa au polygone. Monseigneur, lui «I' 1le général, j’espère (pie mes jeunes gens vont vous ruiner. — Je le souhait •répondit le prince avec alfahililé, je dirai plus, j'y compte. J’ai de quoipas être pris au dépourvu. Allons, je vais donner le signal. Leduc s’approch' 1de la batterie de siège et pointa une pièce de vingt-quatre. Le boulet perça l acible et effleura le petit cercle noir du milieu. Toute l’école applaudit a son adresse-Bravo, lui dit le général, je crois, mon prince, que nous serons vos débiteur*-Les élèves, électrisés, rivalisèrent d’adresse; les coups lurent admirables et P 01 'tèrent presque tous. A la première salve des mortiers, les bombes tombèrent a"pied de la perche ; au commencement de la seconde, le tonneau fracassé vola ci*éclats. Le duc applaudit vivement, et après avoir donné de sa main une magnili | l llt ’paire de pistolets au vainqueur, il suivit a pied son cortège.
Autrefois, dans les grandes occasions, on faisait une école nocturne. Le bruit descanons rompant de leur voix majestueuse le silence de la nuit, les bombes sorti'’ 1 'de la gueule embrasée des mortiers, décrivant dans l’obscurité une courbe b* 1111 'neuse, l’obus aux ricochets multipliés, semblable a un immense serpent de le* 1 -l’incendie allumé par ces projectiles enflammés : tout contribuait à rendre ce spe 1 'tacle magnifique et imposant comme ceux qui rappellent la guerre. Cette coutume Jété abolie depuis peu. line année l’école eut ses salles de bal et de spectacle. La société( de Paris s’y porta en masse. Les tentures du garde-meuble, les lustres de Triai"»")l’arsenal de Vineennes, contribuèrent aux décorations. Ce fut un admirable coup éde voir étinceleraux feux de mille bougies, des rosaces de lames de sabres et de p lStoiets, des girandoles de baguettes et de baïonnettes, des colonnes de canons de fusilstordus en spirales, des trophées de casques et de cuirasses. In bahuteur à mous" 1 'elles remplissait dans la pièce de Michel et Christine le rôle de Stanislas, un je"" 1 ’homme imberbe, celui de Christine. Ces talents improvisés furent bientôt récla" ie?par un plus vaste théâtre, celui de la guerre; presque tous partirent pour l’Algé |ie ’Etrange fatalité, le timide jeune premier a succombé dernièrement h l’expédili"" ‘* psllaraclas! La blonde et fraîche Christine, h sa sortie de l’école, débuta par un briH 3 " 1combat avec les carlistes qui avaient violé le territoire français. Passé en Afrique ave‘son résument, le brave deuxième léger, il partagea tous ses dangers. Mis deux fo"à l’ordre de l’année, décoré au combat d’Oued-Laleg, fait lieutenant sur le cha" 1 !de bataille, il paya de sa vie la prise du col de Teniali, et futenseveli dans la red<»" tearabe qu’il avait emportée à la tête de ses braves. Quant au bouffe, sa h'"*'’ 1
était devenue proverbiale. F ., lui disait-on, va en Afrique ! tu feras f en
aux Bédouins. Il partit en effet, et en devint la terreur. Mis a l’ordre de l’arm ee >proposé trois fois pour la croix, sa grande jeunesse y mit toujours obstacle.quatrième fois, il voulut la mériter encore, mais deux balles arabes qu’il ‘ eçUsur la brèche de Constantine vinrent l’arrêter dans sa carrière de gloire. La e |0l>arriva, il était trop lard ! On ne put pas même la déposer sur son ccrcue' •