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Tome cinquieme.
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KO OLE DE SAINT-CYR . 157

Kilo fut envoyée à sa famille, (liste consolation pour une perte aussi grande.Kouis XVIII, en passant en revue cette école, que l’empereur appelait sa poule"nor, œufs d’or, dit b ces soldats du premier bataillon de France : Messieurs,Vo a s avez tous le bâton de maréchal dans votre giberne J Pourquoi faut-il que la'"ortait moissonné si vile ces jeunes héros, marchant sur les traces des Bedeau,f l°s Lamoriciere, et destinés peut-être un jour à réaliser les paroles du roi.

Il y a quelques années, dans les grandes occasions, (elles que le premier de l’anel le carnaval, les . élèves obtenaient un congé général, ou sainte. Galette ', pendant' a( lue!le ils babillaient comme des tigres dans les spectacles età l’estaminet hollandais;Puis, après s’être donné une bosse conditionnée, ils retournaient au bahut reprendrel*urs travaux. Maintenant la sainte Galette est morte a tout jamais. Lors des grandesfofos, les élèves ont la permission de sortir, mais les conditions exigées pour obtenirCe, te faveursont si difficiles'a remplir, que fort peu en jouissent réellement. Dans lesS'andes revues passées par le roi ou les princes de la famille royale, l’école del< ’aint-Cyr en fait partie, et la précision de ses manœuvres lui vaut presque toujoursdes éloges mérités. Après la revue, les meilleurs sujets ont ordinairement, l’honneurde dîner a la table royale. De toutes les cérémonies auxquelles a assisté cette ardenteJeu nesse, aucune n’excitera davantage sa sensibilité et ne laissera de plus touchantsde plus profonds souvenirs que celle du 15 décembre I S-iO ; de ce jour h jamaism «niorable, où pour la première fois, après vingt-cinq années d’exil, les cendres de'empereur Napoléon touchèrent le sol de cette belle terre de France , a la gloire de'quelle il avait si puissamment contribué. Tous leurs yeux étaient mouillés de larmesa la vue ducercueil, triste et dernier reste d’une gloire immense, et de majestueuses'"fortunes. Ordinairement les élèves ne sortent que pour les promenades militaires.c es marches de quatre à cinq heures exécutées, le sac sur le dos et le fusil sur l’épaule,'°' n de toute habitation, ne sont qu’une ennuyeuse et pénible corvée. Quelquefoisseulement, lorsque les grandes eaux jouent, les Saint-Cyriens traversent le parc de^ er sailles, et peuvent dévorer du regard les dames qui s’y promènent. Tous rentrent"fors avec un amour mort-né dans le cœur. Chacun a distingué dans la foule unefe nme qui pendant huit jours viendra lui apparaître en songe. Heureux celui,,0| H une sainte affection vient remplir l’existence pendant ce temps d’épreuves !■'""lais sou amour n’aura été aussi sincère. Chaque jour il sera le doux aliment' ,e ses pensées ; la nuit, l’image de sa belle viendra comme un méléoro céleslefoonder de lumière la profonde obscurité de sa vie.

Nous avons redit les ennuis de l’école, il y aurait ingratitude à taire ses jouis-S! h)ces, nous ne voulons pas mériter ce reproche. A la fin de la seconde année, lese 'fo’es sortent deux fois par semaine. Ils vont le malin dans la campagne s’habituera " levé des plans et aux exercices de topographie. Cette époque est l’objet do leursa, denis désirs. La joie qu’ils éprouvent a sortir de l’école et b jouir de quelqueslns| anis de liberté est bien facile b concevoir de la part des jeunes gens qui restent<lou * aimées sans jamais sortir de l’enceinte des murailles de l’école, si ce n’est pour

( j. Ainsi appelée parce que les galettes sortaient, et que, pour pouvoir sortir, la première condition estH '°' r olilcmi les épaulettes rte grenadier.

V.

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