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Tome cinquieme.
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I, KS lî(’, O Mi S MILITAI U lis.

los promenades mililaires. Dans ces jours, leur bonheur est à son comble. Il est s ‘doux au prisonnier d’errer à l’aventure a travers la campagne, d’admirer en libera-le lever du soleil, d’entendre le doux murmure du ruisseau qui serpente dans I * 1prairie! Quelle joie de pouvoir apres deux ans de réclusion s’égarer dans la p r0 'fondeur des bois, admirer les moissons jaunissantes et les épis dont les ondulationressemblent aux vagues de la mer. S’asseoir sur le bord d’une route fréquente 1 *par les voitures, entrer dans une ferme pour y boire du lait chaud, manger sur h’gazon un déjeuner dont la gaieté fait tous les frais; ces choses, si simples en a P"parence, font éprouver au jeune Saint-Cyrien un plaisir qui ne peut être coinp rl>que par ceux qui se sont trouves dans une position semblable.

Parfois sur les flancs des montagnes les plus arides, la où la végétation estnioflOjle voyageur trouve avec étonnement un endroit favorisé du ciel, où la terre I " 1 'meclée la nuit par la rosée, réchauffée le jour par les rayons du soleil et caressersouvent par le souffle du zéphyr, produit des plantes embaumées. De même aumilieu de l’àpre colonie de Saint-Cyr, l'on rencontre un petit parterre de fleu |!ipleines de parfums. Chasles et saintes femmes, vivant dans la prière et la paix - d"Seigneur; nid de colombes aux blanches ailes, voltigeant sans cesse autour ‘I * 1chevet des malades, comme l’alouette sur sa couvée ; communauté d’anges, vivat * 1au milieu d’une troupe de démons qui les entourent de respect et d’hommages U 1 'veux parler des bonnes sœurs de charité de l’infirmerie. Pour être soigné par elle-Son invente des moyens dose détériorer la santé, comme à la frontière des expé-dients pour faire la contrebande. Les uns marchent sur du verre, les autres s’écot"client en se brossant la peau. Ceux-ci, à l’inlirmerie, avalent des médecines pours * 1donner la lièvre ; ceux-là arrachent les appareils pour envenimer la plaie. Il fut 1111temps où, pour empêcher tous ces abus, les chirurgiens apposaient sur les bande*lottes leur cachet avec de la cire. Celle vie douce etcalme de l’inlirmerie a tant decharmes auprès de l’autre! l’on voit arriver avec effroi le jour où il faut renlD’ 1 'dans les cours, et quitter le casque à mèche et la redingote de molleton hla*"'pour endosser l’uniforme. Les jeunes gens que leurs parents viennent visite*' I*'dimanche sont appelés a la salle des visites. C’est une des rares distractions del’école. Chaque fois que l’adjudant apparaît avec la liste, on l’écoute en silenee*et lorsque les noms sont proclamés, toute l'école l’accueille par un bourra del’arme bran! terminaison obligée 'a Saint-Cyr de toute espèce de discours.

Le plus grand nombre de ces jeunes gens passe les deux années de séjour sa |lSgoûter ce bonheur. Pauvres enfants ou pauvres " s, auxquels l’éloigncnH’ 1 ’de leurs parents ne permet jamais de les embrasser; leur cœur ne peut s’ouW 11aux douces joies de la famille, cl aux célestes épanchements de l’âme dans le 5Cltld’une mère. Un vain elle se brise à la vue de leurs heureux camarades, <!"' s<précipitent dans les bras de leurs parents. Ils doivent concentrer cette peine du»*la solitude du cœur, et refouler les larmes que le souvenir du bonheur passé et de*jouissances du foyer domestique fait couler de leurs yeux. Au commencement d‘l’année, le coup d’œil de la salle des visites est très-pittoresque. La surprise des ? rrents qui ne peuvent reconnaître leur (ils sous le nouvel uniforme ; le manège desjeunes sœurs qui entassent dans los poches de leurs hères des cornards de b’" 1 '