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Tome cinquieme.
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ECOLE DE SAI.NT-CYK.

Mi

l’a livres jeunes gens ! ils ont retrouvé toutes leurs illusions; elles brillent dansleur vie comme les étoiles au (imminent. Le nuage qui pendant les deux aimées deSe Jour j e l'école l’avait obscurcie a disparu devant les rayons du soleil de lal'I’erlé. De l’estaminet ils se portent en foule chez le passementier elle tailleur. Aleur porte on faitqueue comme au spectacle. Leurs magasins ne sont pas assez vastesPour les contenir tous.— Dans six jours au plus tard,jeveux mon uniforme .— VousPouvez y compter, monsieur, il sera chez- vous à la fin de celle semaine, je vous endonne ma parole. Gardez-vous d’y croire, a celte parole; elle est aussi trompeuse1 U une parole d’amour. Résignez-vous, et ayez au moins quinze jours de patience.üa »s la suite les rôles seront intervertis, le tailleur s’impatientera à son lour desVa “)es promesses d’argent que vous lui ferez. Enfin, a force d’instances, et après( |Uii)z e jours d'attente, les uniformes sont prêts à être endossés. Quel bonheur!MUelle ivresse ! Jamais toilette éblouissante de bal n’a fait battre aussi vivement lec *ur d’une jeune fille, que l'uniforme, celui du jeune officier. Jamais le mot deMadame n’a résonné plus harmonieusement aux oreilles d’une jeune épouse, queve lui t | e mon lieutenant à celles du jeune Saint-Cyrien. Jamais bruit d’une porteWon entr’ouvrait avec mystère n’a semblé plus doux que celui du fusil de la sen-lll 'clle qui vous a rendu pour la première fois les honneurs. Jamais salut gracieux'l'une maîtresse adorée ne vous a plus enorgueilli que ce salut militaire de tout1111 poste qui se lève a votre approche et se met à la position'. Celte épaulette, quev °us brûlez d’envie de noircir de poudre au combat, devient votre idole chérie.,>0 ur vous, c’est celle du chevalier d’Assas , vous rêvez son immortalité, vous“ffronteriez avec plaisir le yalagan des Arabes pour pouvoir vous écrier : A moi, mesoinis, ce sont les Bédouins ! Le jour oii vous avez élrenné votre uniforme brilleraSa, is cesse dans votre mémoire, comme celui oii vous avez reçu le premier baiser'l’ a uiour de la femme que vous avez le plus aimée dans votre vie. Douces illusions duJeune âge, pourquoi fuir si vite loin de nous !

A l’époque dont nous parlons, parcourez la galerie d’Orléans , vous y verrez ces°Hiciers Je fraîche date, promenant leur taille de guêpe, regarder avec complai-Sa 'ice, dans chacune des glaces, les franges de leurs épaulettes qui se balancent, etleur plumet qui flotte au gré du vent. Avec quel plaisir ils écoutent le bruit delei 'rs éperons et celui de leur sabre qui traîne sur les dalles de pierre! Quels rc-^ ar ds assassins ils lancent aux tilles de boutique, sur lesquelles l’unilorme a tou-Jour s exercé un prestige fascinateur ! Quelle révolution ! quelle ample moisson del'Onnes fortunes ils vont faire dans leur petite ville ! Leur arrivée est en effet unCVc "einent extraordinaire, elles enfants ébahis ouvrent de grands yeux a leur vue^°us ne redirons pas les larmes de joie qui inondent le visage de la pauvre mère àWivée de son fils chéri, ni l’enchantement dans lequel la plonge la vue de son"“'forme, et l’air décidé avec lequel il le porte. A peine arrivé, les visites vont“Wruencer, car elle est tière de son officier, il faut qu’elle le montre a tout le'“onde, depuis monsieur le cure jusqu’au dernier adjoint de la mairie. Dans la

'ans

uti oTIidcr s'approche d'un poste, tous les soldats se lèvent et prennent la position du soldatdniês. la main au schako, perdant l'immobilité. C'est une marque de respecl rendue à IVpauleUe.