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Tome cinquieme.
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l'COLE D'ÉTAT-M A J OR. M7

plus grande masse de lumière, crac! la bougie est éteinte, et notre jeune hommeest déjà enfourné dans le petit lit de fer qu’abritent deux rideaux à carreaux rougeset blancs, dont les morceaux lui servent souvent d’écliiquier, et avec lesquels, aucarnaval, il fabrique un costume économique de Pierrot pour aller pincer un**%er cancan au bal de la Renaissance. De onze heures du soir à cinq heures dutttatin, l’école est plongée dans le silence et l’obscurité la plus profonde. Toute laJ e unesse qu’elle renferme puise dans le sommeil des forces pour les plaisirs et leslra vaux du lendemain. Ils dorment comme on dort à vingt ans; leur sommeil est^ autant plus profond qu’ils ne craignent pas de manquer l’heure et d’être en retardP 0l >r l’appel du matin. A cinq ou six heures en effet, suivant la saison, les roule-'ûents du tambour viennent les arracher au repos. Tous sautent à bas du lit,s habillent à la hâte, et descendent précipitamment dans la cour. Si le jour étaitP' Us avancé, le spectacle que présentent ces cinquante jeunes officiers placés sureux rangs serait réellement curieux à étudier. Le premier rang, en tenue du'Qatin, répond à l’appel eu terminant sa toilette à peine commencée. Quant auSec °nd rang, le capitaine n’y fait pas attention; mais sa toilette mérite d’être^aminée avec soin. La robe de chambre de cuirassier (chemise, bonnet et pan-mufles) compose la tenue; un manteau recouvre le tout : bas, pantalon, caleçon,elc > sont regardés comme un luxe de toilette tout à fait superflu.

^ Peine le capitaine a-t-il ordonné de rompre les rangs qu’en un clin d’œil tout* disparu. Les vingt-cinq qui ne vont pas ce jour-là au manège sont déjà rentrés dansors chambres; pendant deux heures, ils vont y reprendre le sommeil un instant'derrornpu par le roulement du tambour et l’appel du matin. Souhaitons à nos ron-

'le«

;' lrs un sommeil paisible et des songes dorés, et suivons l’autre moitié, qui ter-

mine

tenti

s a toilette dans la rue, et traîne sur les dalles des trottoirs ses longs sabres re-ssauts. lis courent vers le manège. Ceux qui comprennent l’importance dee< luitalion pour des officiers d’état-major, dont le rôle à l’armée est de porter desj^dres d’une ligne à l’autre, de passer seuls et souvent sans escorte dans les terrainsPlus accidentés, et d’évoluer avec les régiments de cavalerie,, apportent tousIs soins au perfectionnement de cet art, et montent de préférence les chevaux, lc Ües; les autres prennent ceux qui leur sont échus par le sort. Pendant la mau-, Se saison, le manège couvert sert à leurs exercices; l’été, le Champ de Mars est0l n de leurs manœuvres et de leurs chutes multipliées. Mais huit heures son-

nenj. ,

I ’ Ce st l’heure du déjeuner. Les portes s’ouvrent. L’école sort du silence danss ,? Ue ' e He était plongée, et devient tumultueuse. — Laurent ! Guillaume! Joseph !prient à la fois les cinquante élèves en appelant de toute la force de leurs pou-q s les domestiques qui les servent au prix de 100 fr. par an. Au d2! au 25! —

I ^ Va ' on ?/ vn ■ Voillà! !! répondent-ils sur le même diapason. Et les cours eta eoi, ’idors présentent cet aspect d’activité et d’animation du royaume formiqueMoment où ce procureur général des moineaux de Paris s’abat dans l’ile de For-s eu r la ' d0Iuesli fi u es, tailleurs, passementiers, chapeliers, bottiers, blanchis-jeu ’ etC '’ arr ‘ vei11 eM foule. La récréation s’écoule ainsi en causeries, et le dé-I 1 so passe souvent’a essayer des effets et à répondre aux uns et aux autres.es Médiocres appétits se contentent de beurre et de laitage; les autres profitent