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d’une demi-heure pour aller déjeuner d’une manière un peu plus substantielle a"restaurant de l’esplanade des Invalides, et sur la façade duquel ou voit écrite engros caractères de vermillon cette devise à la fois sentimentale et guerrière, avec eu'cadrement de couronnes de pampre et de petits Bacehus à dada sur des tonneaux •Uicvirlus bellica gaudel (ici la vertu guerrière se réjouit). Unlin neuf heures son-nent. Les élèves se rendent a la salle des classes. Là toute pensée de légèreté eld’enfantillage reste sur le seuil de la porte; ce ne sont plus que des hommes graveset réfléchis qui comprennent l’importance des cours auxquels ils assistent, et p 1Llent une religieuse attention aux paroles des professeurs.
Les cours de l’école sont nombreux, intéressants, d’une utilité directe, et profess®'d’une façon tout à fait remarquable. Astronomie, perspective, théorie des oinbie^gnomonique, charpente, trigonométrie sphérique, géodésie, topographie, géog |Upliie civile et militaire, géologie, stratégie, tactique, art et histoire militaires, fur 11tications, artillerie, administration militaire, allemand , manœuvres de cavalerie»tous ces cours, grâce au talent de M.\l. les professeurs, sont suivis avec un égal in 10rêt. De la classe, les élèves passent en étude, où une heure est consacrée à rédige*' l esnotes prises au cours, et à répondre aux professeurs sur les leçons précédentes. Le-examens partiels servent, à la Un de l’année, au classement définitif d'après lef ules élèves de l’école prennent rang dans le corps royal d’état-major. L’heure des ***terrogations est terminée; l’élude de dessin commence, godets, encre de Chu* 1 -'couleurs, encollage, compas, tire-lignes, règles, équerres et cartons sortent e "masse des tiroirs, et sont éparpillés sur les tables. Jusqu’à Irois heures apr®*midi, la séance doit être exclusivement consacrée au travail graphique. Qui ht' 01 ®de l’encre de Chine, qui mélange ses couleurs en babillant autour du poêle; et bientôt chacun d’eux, après avoir pris à sa table la position qui lui convient le m* e ® x 'travaille à sou dessin d’artillerie, de fortification, de topographie, de machine, d alchiteclure, de perspective ou de géographie, suivant que l’indique le tableau de l el11ploi du temps afliché chaque mois dans les études, par les ordres du colonel directe*" ’
De toutes les écoles connues, aucune, grâce à la bonté des méthodes en usage,
donne de résultats plus positifs et plus satisfaisants sous le rapport du dessin
malh®'
malique. Les progrès que l’on fait à l’école d’état-major sont immenses; quel<l lierésultats sont surprenants, et beaucoup d’élèves poussent cet art jusqu’à la p e *lion. Les cartons de l’école et la salle de billard du général sont remplis de t * esS 'j ||prêts à en fournir les preuves. L’inspection des feuilles déjà publiées de la carte ^dépôt de la guerre, dont le corps royal d’état-major aura dans quelques andoté le pays, démontre suffisamment ce que ces jeunes élèves sont capables «le k*dans cette spécialité du dessin topographique qui, eu paix et en guerre. constit"® ^spécialité de l’officier d’état-major. Les études du dessin sont, du reste, h»’ 1 a ^' ;
blés à l’école. Les élèves, réunis dans deux ou trois salles contiguës, oui la l'b® 1de causer entre eux, mais sans tumulte. Les histoires du jour, les projets |' <)l11soirée, les calembours et les lazzis circulent de Ions côtés, et constituent lanaie que l’un échange continuellement. Sur un oui, sur un non, les paris soi* 1verts; pendant la récréation, on mange à la santé des perdants la galette ctmarrons, arrosés de cidre doux ou de champagne. A trois heures el demi, il”