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•oiirnenl en classe, ou bien restent dans les salles a dessiner le paysage, linlin, à cinqheures, le tambour, par un roulement prolongé, annonce la sortie. Chacun d’eux,!l ce signal, se précipite dans sa chambre, s’habille en péliin, et tous se dispersentensuite dans les différents quartiers de Paris , oii l’amour et leurs occupations les"Ppellent. Ainsi se passent les journées a l’école d’état-major, à l’exception dudimanche, pendant lequel les élèves peuvent dépenser leur temps tout à fait à leurünise. L’emploi en est, comme on le voit, réglé d’une manière infiniment judi-e, euse. Pendant douze heures, l’étude les réclame; les six autres heures sont con-férées, aux plaisirs; les autres, au repos et au sommeil. La vie de l’école d’élal-"fjor est la vie militaire telle qu’elle doit être comprise, vie de travail et dePlaisirs , et dans laquelle on sait s’arracher avec courage a toutes les séductions,inrsque le devoir et l’utilité du service l’ordonnent.
Les cours enseignés à l’école d’état-major sont le complément et le perfeclionne-,lle nt de ceux de Saint-Cyr. On y approfondit les sciences ébauchées à cette der-'Pere école, et on leur donne une application plus directe a l’art de la guerre.
A l’approche du printemps, les opérations sur le terrain commencent. Un beauh’Ur toute l’école, accompagnée du professeur d’administration, se rend à Bercy,,lu magasin de fourrage. Les élèves questionnent les employés, visitent les foins,les bâtiments, leur distribution, les balances, les mesures; se rendent compte de la"filière dont la comptabilité est tenue et le service organisé. Après avoir passé" lle partie de la journée a prendre des notes et à examiner l’établissement dans
ses moindres détails, ils rentrent à l’école et adressent immédiatement au général' "'"mandant un rapport détaillé de toutes leurs remarques. Ils y consignent la qua-[* l ® des fourrages, la manière dont ils sont emmagasinés, les défauts que présententes bâtiments, l’ordre de l’administration, et proposent les améliorations et les"hangenienls qui leur paraissent convenables. Un autre jour, ils dirigent leurs pasVe,s lu manutention, examinent la structure et la disposition des bâtiments, inspec-lt>nt la confection du pain, celle des fourneaux, les séchoirs, pétrins et autres'"' c ‘ e ssoires de l’établissement. Puis ils rentrent h l’école et adressent au général"" nouveau rapport dans le genre de celui dont nous venons de parler D’autres fois,j’" les conduit â l’école militaire. Avec la chaîne, la règle et le compas, ils prennentes dimensions des cours, salles et corridors, la hauteur des édiüces, l’épaisseur des" Ulr s, des fenêtres; dessinent les lits, les auges, les râteliers des écuries, les lour-" ea ux et les cuisines. Dans leurs rapports ils redisent si la caserne a les qualitésli'ses pour le logement des troupes, et font l’entière description indiquant des
I'"jets d’embellissement, d’amélioration et d’assainissement. Un levé de bâtiments'lui i. . ’
‘epresenle les projections horizontales et les coupes verticales doit toujours ac-^mpagner leur mémoire. Tantôt ils se dirigent vers le Val-de-Grâce, dans le but"tudier dans tous ses détails cet hôpital de perfectionnement, et de consigner dans^ ll, Pport de nouvelle espèce toutes leurs observations. Un autre jour, sous la eon-|, " c du professeur d’artillerie, ils prennent les omnibus de Vincennes , visitent'" s enal, assistent ;i la confection des artilices, inspectent les batteries et dessinent" exactitude les différents modèles de pièces qui se trouvent dans le château.Souvent aussi, accompagnés d’un colonel du génie, ils passent des heures entières