15(1 LES ECOLES AJ 1 U TA I Eli S.
dans les innnenses greniers des Invalides . Ils étudient, sur les magnifiques reliefs q l,e
possède cet hôtel, l’histoire de nos sièges et de nos places fortes.
Les jours suivants, dans le but de s’habituer à la pratique de la castramélal* 0 "
et de la fortification passagère, ils vont dans la plaine de Grenelle tracer un camp,
dresser des tentes, ou profiler avec des jalons et des lattes des ouvrages de caW
pagne dont ils donnent ensuite la description avec les dessins a l’appui. Mais ce
n’est pas tout encore, cl si parfois un matin vous vous promenez par hasard su*
la rive gauche de la Seine, au-dessous de Passy, vous les verrez, habits bas et t« te
nue, travaillant comme de simples pontonniers, jeter sur la Seine un pont de che
valets, en former le tablier, guinder les madriers, brûler les poutrelles et exécute*
eu un mot tous les travaux que nécessite la construction des ponts militaires.
Entrez dans les grandes usines, dans les manufactures des tabacs ou au Conserva
toire des arts et métiers, vous y trouverez encore les élèves de l’école dessinant et
mesurant toutes ces diverses machines, pour en faire par la suite des plans détaille*'
Savez-vous quels étaient ces nombreux cavaliers que souvent vous avez rencontres
dans la campagne, aux environs de Paris , avec un carton sous le bras et un crayo* 1
a la main. Ce sont encore les élèves de l’école d’application auxquels le générai a
ordonné de pousser une reconnaissance dans telle ou telle direction, et de revenir
il telle heure avec un dessin et un rapport de tout ce qu’ils ont aperçu.
Enfin, tandis que les uns, avec des niveaux a bulle d’air, des chaînes et des rc n
métalliques, mesurent dans les environs des Invalides des bases géodésiques avec
cette précision mathématique que Biot et Arago apportèrent à la mesure de I arc
méridien dont ils ont ensuite déduit le mètre, apercevez-vous les autres au son» 1
des tours de Notre-Dame et de Saint-Sulpice, dans les lanternes du Panthéon et
Invalides, ou sur le chapiteau de la colonne Vendôme? Ils regardent Paris à vol d 01
seau et exécutent, au moyen du cercle répétiteur, une triangulation des édil* ceS
importants de la capitale. Leur but est de s’initier aux secrets de la géodésie, b ase
première de la topographie. Vers le milieu du mois de juin, les cours sonttin' s ’
les élèves se disséminent dans les environs de Paris , pour étudier, sous le rapp 01
topographique, statistique, géologique et militaire, les différentes villes q u *
trouvent sur les affluents de la Seine et sur cette rivière elle-même. En un mot, *■
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vont aux plans faire des levés réguliers et mettre en pratique, sur le terrain,principes qui, à l’école, leur ont été donnés par les professeurs. Ils s’exercent a *°^sur une plus petite échelle a travailler ensuite sur une plus grande, lorsqu’ils se*chargés de la confection de la carte de France . De tous les cours professés a 1 ed’état-major, la topographie est celui auquel les élèves s’appliquent davantage, P arque, de toutes les sciences militaires, elle est la plus ulile a l’officier d’éiat-m a Jj^L’époque des plans est toujours ardemment désirée. L’été, la société fashionaa fui la ville pour la campagne. Les jeunes topographes sont aussi impatients
plaisirs de la villec/tanira, et désireux de mener pendant deux mois une vie l
rieuse, errante et aventureuse a la fois. Dans toute la force et l’activité de la jeunes® ,ils savent, en véritables officiers, trouver du temps pour l’élude et les plaisus-Lorsque le travail s’approche de la lin, ils s’y livrent avec délices. H estaussi, dans le cours de leurs missions, (pie les châtelaines des environs ne don
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