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Tome cinquieme.
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LES ECOLES M I LIT AI K ES.

Telle esl l’esquisse véritable et rapide de l’école d’état-major. Enthousiasme, ai'deur, jeunesse, illusion du jeune âge, prestige de la première épaulette, apliimle a"plaisir, au travail et à l’étude, tout concourt, comme on le voit, à donner à ce!>jeunes et fraîches physionomies le mouvement et l’animation.

Avant de leur dire un dernier adieu, crayonnons a grands traits quelques-un»de leurs signes distinctifs et caractéristiques.

De toutes les écoles, celle d’état-iuajor est surtout renommée dans le moiubfashionable par le bon tou et les manières recherchées et polies qui président a"commerce de ses élèves ; on y a conservé un certain parfum de galanterie et d’urba-nité militaire qui, malheureusement, s’affaiblit chaque jour. A la rue de Grenellf,ces anciennes traditions aristocratiques se sont transmises d'une promotion 'a l’autr e -La composition de l’école et l’impulsion donnée sont un sûr garant qu’elles se con-tinueront encore longtemps. Tout concourt à ne pas laisser tomber en désuétude de»coutumes aussi précieuses. A l’école d’état-major, les chefs sont les amis des élèves,et ces derniers subissent sans cesse l'influence de leurs conseils et de leur exemptParmi les jeunes élèves, les uns sortent de l’école polytechnique et adoptent bienvite les usages en vigueur il l’école. Les autres, venus des régiments et qui se sontdéjà frottés au contact du monde et de la société, soutiennent ces exempledonnés. Aussi le jeune Saint-Cyrien, en relation perpétuelle avec les uns et avecles autres, adopte-t-il tout de suite leurs allures, et se dépouille-t-il bien vile decelte écorce rude et sauvage qui allait parfaitement au bahuleur de Saint-Cyi',qui ne peut plus convenir au gracieux et élégant officier d’état-major. Quelq ueSjours lui suffisent a peine pour laisser de côté son informe chrysalide. ^ eSrelations de politesse entre les élèves sont de tous les instants. A l’arrive®d’une promotion, celle qui reste offre à celle qui arrive un magnifique dîner d^icommence a établir d’une façon tout à fait agréable une connaissance qu’une anne®de séjour est destinée a consolider. Le samedi, les salons du général sont ouverts,et l'a, au billard, a la bouillote ou au milieu de la contredanse, la connaissance secontinue, les liens de fraternité se resserrent de plus en plus. L’on sent qu’unesortis de l’école, les exigences du service réclament les uns et les autres dans l eSdifférentes parties du globe, et qu'on ne se reverra qu’à de rares intervalles.

Membres d’un môme corps à la gloire et à la réputation duquel ils doivent ti*vailler de toutes leurs forces, ces jeunes gens sentent d’avance le besoin de P r< ^ 1 ^der par d’aimables relations à celles qui doivent exister entre eux par la suite,d’entretenir cette espèce d’union qui manque souvent au corps d’état-major, < J I ^

décuplerait sa force, et le mettrait a même de répondre victorieusement aux aques incessantes de ses envieux et de ses détracteurs. Il est à regretter qu’à ^ ar> .centre des opérations de la plus grande partie des officiers d’état-major, il 11 cXIpas un cercle où ces messieurs puissent venir, comme à un point de ralli er ° erenouer les connaissances commencées, s’instruire par d’intéressantes conversa^lions. Là, l’esprit de corps viendrait se retremper, l’on y resserrerait les li enSpolitesse et de fraternité qui devraient unir en un seul faisceau les ofn cld’une arme qui, sous le rapport de l’ulililé et du mérite, ne le cède à aucune au

I es ennemis du corps d’état-major sont cependant nombreux et acharnes.