Kit; LES ÉCOLES MILLI AIKES.
sont infligées par hasard à un ol'licier, c’est presque toujours un élève de Saint ' 1 -' 1qui en est la victime. Au spectacle leur loge d'avant-scène est la plus bruyante d‘toutes. Au café, ce sont eux qui consomment le plus de verres cassés et de chai»pagne. De qui les créanciers se plaignent-ils davantage? Quels sont ceux dont leséperons sont le plus sonores, etqui laissent continuellement traîner leurs sabres a»bruit duquel leurs oreilles no sont pas encore habituées? Vous pouvez parier hatd>ment que ce sont d’anciens l/nhiiicur.i de l’école militaire. Mais ce n’est pas ,oulencore, et ils commettent le crime le plus épouvantable que l’on puisse iiuagi» ell’école : celui de dormir et de bâiller sur la théorie. L’été ils passent leur temps c»joyeuses cavalcades. L’hiver ils louent des chambres en ville où, sans crainte -punition, ils reçoivent la visite de personnes de l’un ou l’autre sexe. L'a, ^femmes, le jeu, la pipe, les ' les scandaleuses et le bonheur de medii'Cleurs chefs occupent, jusqu’à onze heures du soir. Ions les instants qui ne sont l 1 ^réclamés par le service. Si maintenant nous descendons de quelques degrés l’écheU 1 'de la hiérarchie militaire, nous trouvons les cavaliers : classe (ière, remuante,que la sévérité de la discipline contient avec peine dans le devoir. Cependancavalier actuel ue peut être comparé à celui de 1850. Les bruits de guerre avais» •!i celte époque, réveillé l'enthousiasme qui sommeille sans cesse au fond dude la jeunesse. Une foule de jeunes gens de famille, après avoir gaspill» * e "enfonce dans la paresse et l’oisiveté, et qui plus tard avaient écorné leur P 3 * 1 'moine avec les femmes ou au jeu, se sont jetés a corps perdu dans les rangs de I a ^niée, sur la foi de celle parole de Louis XVIII : que chaque soldat français abâton de maréchal dans sa giberne. Un grand nombre vint s’engager à l’école,•
ce ne fut pas sans d’énormes difficultés qu’ils parvinrent à se soumettre aux rig 1
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de la discipline. Plusieurs n’y résistèrent pas, les dettes, les duels et lespai‘ l,eStoute espece les occupaient exclusivement. Maintenant que douze années de I» ^ont refroidi celte ardeur guerrière, et qu’au lieu d’enrôlés volontaires l’écolecomposée de cavaliers pris parmi les meilleurs sujets des régiments, celte classedevenue plus paisible et plus sage.
Cependant le cavalier actuel se distingue, entre Ions ceux de l’armée, pu*’ !>Jquellerie, la propreté de sa tenue et par son air tapageur; il place son bon» 1police d’une manière tellement oblique,qu’on ne conçoit pas comment il P»» 1 ^
au mépris des lois de la statique et de l’équilibre. Tous, en un mot, P 0111servir d’un néologisme de récente invention, ont l’air rliicnrtl par excellence-
Quant aux allures, ils adoptent le chic honstml, type pur sang du soldat de c ‘lcrie légère. Ainsi, malgré toutes les punitions qu’on leur inflige, ils » e P 01jamais le sabre au crochet et le laissent continuellement traîner en marcha» 1 • ^
café, c’est avec bonheur qu’ils cassent quelquefois les lasses où ils allu» ,cllt (cbrûlot quotidien. A table d’hôte ils font la loi, ont le verbe haut et sont e» d |S lcontinuelle avec les commis voyageurs. Heureusement, un grand nombre de
derniers sortent de l’école de cavalerie; la fraternité succède alors aet, au lieu de coups d’épée, ils se font raison le verre à la main.
Au spectacle, dont la salle est presque entièrement envahie par l’école, )((| .
vent de fréquentes occasions d’exercer leur turbulence. Les premiers arrives.
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