Band 
Tome cinquieme.
Seite
158
JPEG-Download
 

158

1. K S PCOLKS M 11, II' \ I il LS.

lion méritée, et dans celte lutte constante le trompette est toujours la victime. U’*querelles entre ces jeunes gens sont assez frequentes. Souvent une volée de coup*de poing vient apprendre au plus faible que la loi du plus fort est toujours l ;lmeilleure ; quelquefois aussi la querelle se tranche a coups de sabre. Un jour deuxjeunes trompettes d’une douzaine d’années, et liants comme une paire de bottes •'l’écuyère, se prennent de mots.» Ce n’est pas vrai, dit l’un. » Lin soufflet réplique audémenti. « Tu lu’cn rendras raison. — Tout de suite ! — Alarclions ! » Ils vont auPré-aux-Glercs, mettent babils bas et dégainent; chacun d’eux, teu'intson sabre adeux mains, se place en garde et s’apprête a s'astiquer. Lu capitaine, témoin n"' 1 "siblcde la scène, s’interpose au milieu des deux champions au moment où l’aflaU''pouvait devenir sanglante. « Rhabillez-vous, moutards! et suivez-moi a la salle »1®police. — Capitaine, répond un des champions, vous avez le droit de nous mettre de-dans, mais vous ne pouvez/ pas empêcher deux hommes de s’arranger. ))\Historiift te ^Celte réponse désarma le capitaine qui pouffa de rire et leur lit grâce de la salle

de police, en faveur de la naïveté de la répartie. Lue fois deux jeunes élèves s’ali-gnaient! « Malheureux, que faites-vous! s’écrie un bourgeois qui passait.donc, pékin ! répond un des enfants avec insolence, est-ce que tu n’as jamais' 11

deux braves se f. un coup de sabre? » Les chats jouent un grand rôledansla viC

des trompettes de Saumur . Ils n’ont pas pour ces animaux la même aversion quebéarnais, qui, selon l’histoire, ne pouvait en voir un sans pâlir. Au sortir de la sali®de musique la chasse au chat est leur récréation ordinaire. Ceux qui se laisse 11 *'prendre sont immédiatement misa mort. Avec leur peau, les chasseurs fabrique'’*des étuis à leurs instruments de musique, des gants et des mitaines fourrées pu* 11l’hiver : avec leur chair, ils font de délicieuses gibelottes.

Les cloches qui surmontent les poêles des chambrées leur servent de marmite-Aux fenêtres ou voit la peau du magnifique anç/ola, qui sèche au soleil. Ct’ s f "'fanls (cet âge est sans pitié) ne pensent pas sans doute, en consommant ces meiii'Ires, aux larmes que leurs inconsolables maîlrcsses versent sur la perte de cesmalu"’’infortunés. Puisque nous en sommes sur ce chapitre, nous ne l’abandonnerons P' 1 ”sans donner une mention honorable a la chasse aux Anglais . Plie se renouvelle de ,1%fois par an dans l’intérieur de l’école, quelquesjoursavaul le départ des promotion”-Les armes sont inoffensives, le sang ne coule jamais, mais en revanche les huee”-les cris et les coups de traversin y sont prodigués en abondance. Les cavaliers sontsouvent obligés, pour satisfaire leurs goûts de dépense, d’avoir recours à la bonis®des juifs : les usuriers sont nombreux â Saumur . L'un d’eux, le père L., a gagné 8 c ‘commerce des sommes considérables. II ne prêle que sur gage. Sa maison estmont-de-piété de l’école : les cavaliers ont trouvé le moyen de lui apporter jusq" ‘leurs bottes de manège, qu’ils roulaient et cachaient dans leur shako. Quelques jouisavant la sortie, les créanciers s’arment pour cette campagne, comme autrefois les che-valiers pour le combat; malgré la réception qui les attend ils franchissenl la grille» 11 'l’école. Dès qu’il il cavalier les aperçoit, .lu corridor pour les Anqtais! s’écrie- l-il o vt ’ caulant d’animation que les marins en mettent à crier terre apres un long vovag» •

V ce signal, les portess’ouvrcnl, tous se précipitent dans le corridor cl éconduisentmalheureux avec des quolibets, des silïlels et des coups de traversin. Pioiirdi P‘