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L K CA K l)K NATIONAL.
ma destinée. Le soir de mes noces, un grand nombre de parents et d’amis se près-saienl dans mon salon, se disputant l'honneur de faire danser ma femme. Le jeu 1parut, que le bal durait encore; mais déjà ma belle-mère avait conduit, en pleurant,sa (ille à la chambre nuptiale, et je m’y rendais moi-même, après avoir reçu les der-niers vœux, les derniers épilhalames des poètes de la société, lorsqu’une apparit' 011 'que je crus d’abord fantastique, vint frapper mes yeux et me causer un véritabl céblouissement... La garde nationale était là, debout, froide, sévère, vengeresse, s° uSla forme d’un garde municipal tenant ma condamnation à la main et me faisant sigt ,ede le suivre.
Dès que la parole m’est revenue, je me récrie avec vivacité, je raconte mon ma-riage, je prononce ces mots célèbres que la caricature m’a depuis empruntés : «b’ 1 '-le mariage aussi est une institution !!!...» J’offre de me constituer prisonnier le I e11 'demain ; peine inutile, l’exécuteur des liantes œuvres du conseil de discipline se ti e,ltimpassible, l'indicateur tourné vers la porte de l’escalier, et me parlant de sa con-signe. Je menace d’opposer la force à la force ; mais le garde municipal se contentede me montrer par la fenêtre le poste voisin... Je songe alors à l’argument irrésistible,mal m’eu prend, car, sur l’offre de ma pièce de 5 francs, la rougeur monte au fm" 1du garde indigné qui m’intime, en termes d’une énergie irrésistible, l’ordre demarcher sur-le-champ.
Je dus me résigner, car il était évident que, par suite des notes fournies sur
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compte à l’état-major, l’ordre avait été donné de me conduire en prison mort ou TJ’allai, en conséquence, déposer un baiser furtif sur le front de ma femme endort 11 *®ou feignant de l’être; je donnai quelques ordres, et je sortis. Comme je traver saISl’allée de la maison, le cœur brisé, la tête penchée, un éclat de rire strident vint itirer (le mon abattement... Je lève les yeux... c’était le mystérieux personnage»l’obstiné rieur que vous savez ; furieux, hors de moi, je m’élance sur cet hoinnte»saisis à la gorge, et le plaçant entre le mur et ma main comme dans un étau de ^ el« Qui es-tu ? lui criai-je, parle, qui es-tu ? que me veux-tu? ton nom, misérable!Lâchez-moi, lâchez-moi, me répondit-il b demi élouffé, et je vous dirai tout-Parle donc, et je te laisse libre. — Eh bien, je suis le sergent-major de votre coi* 1pagnie, et j’habite cette maison. » ,
Ce mot me révélait tout: il était l’auteur des persécutions que j’endurais. “ 'c’est toi qui m’as dénoncé, coquin, toi qui m’as fait condamner, puis arrêter, etrêter dans un pareil moment... » Et, le saisissant de nouveau, j’allais faire pesetlui tout le poids de ma vengeance, quand le garde municipal intervint et le tde mes mains. _■
Une heure après, j’étais écroué à l’hôtel Iîazancourt, vulgairement hôteld es ^ ,alcols, et situé, comme on sait, rue des Fossés-Saint-Bernard.
L’hôtel Iîazancourt 11 c présente rien, dans sa configuration extérieure ou intérie 111 ^’qui ait vraiment droit hune mention. Il a d’ailleurs été décrit par une plume
ire 1 , et j’aurais garde de vouloir refaire un tableau qui ne
tisse
ien à désirer
ilitis-
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1 M. A. Dumas.