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Tome cinquieme.
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hE GAKDE NATIONAL.

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'enus dans les diverses classes, et le gouvernement est régulièrement informé de,;es l'eelilications, de manière à avoir toujours sous les yeux l'inventaire exact desressources que la mobilisation peut fournir au pays. — En face d’une éventualitéLTave, if peut, grâce a notre merveilleux mécanisme administratif, si ces reclilica-•lons annuelles ne lui inspirent pas une confiance suffisante, obtenir un recense-ment nouveau etcomplet, et établir en conséquence des contrôles définitifs; puis, enquarante jours, après le vote législatif ou l’ordonnance royale (en l’absence deseliambres) qui ordonnerait la mobilisation et en fixerait le chiffre, les conseils derévision auraient terminé leurs opérations, et les soldats citoyens rejoint leurs corps.Remarquez d’ailleurs que ces soldats ne seraient pas des recrues ordinaires ; presque*°us auraient fait un service actif a l’intérieur, et connaîtraient le maniement desap rnes ainsi que les premières manœuvres. Dans leurs rangs figureraient, eu outre,* )l)n nombre d’anciens militaires, la première classe des mobilisables comprenant,'•onune nous venons de le dire, tous les célibataires de vingt a trente-cinq ans;

Voilà ce que la Erance et l’étranger ne doivent pas oublier.

La mobilisation, en supposant (ce qui est une sorte d’impossibilité) qu’elle ab-s °rbât immédiatement toute la première classe (les célibataires de vingt à trente-Cl »q ans), c’est-à-dire de treize à quatorze cent mille individus, laisserait encore uneL'arde nationale sédentaire d’un effectif double, ce qui suffirait pour la défense desv *lles fortifiées.

Voilà pour les services que la garde nationale peut rendre au pays en temps detîuerre.

Leux qu’elle lui rend en temps de paix peuvent se résumer ainsi :

|0 Elle permet de diminuer l’effectif de l’armée ;

2° Elle maintient l’ordre, beaucoup plus efficacement que la ligne, et cela pars ° n ascendant moral ;

à 0 Elle est un lien de fraternisation pour ceux qui concourent à sa formation ;

' ,<0 Elle crée dans le pays des habitudes de discipline et d’obéissance;

Elle entretient l’esprit militaire ;

,)0 Elle défend nos libertés.

Presque toutes ces assertions se démontrent d’elles-mêmes; la dernière seule ae ^ e contestée, mais à tort. Libérale sous la restauration, la garde nationale, si elleeut conservé une existence légale en 1830, aurait concouru régulièrement et enraass e, comme elle l’a fait individuellement, à la révolution de juillet.— On a écritSa ns raison qu’elle constituait un corps militaire aristocratique, une sorte de janis-j^riat. En principe, toutes les classes ont le droit d’entrer dans ses rangs ; maisp S Marges du service ne sauraient peser indistinctement sur toutes les classes; de9 * a ‘^vision introduite par la loi entre le service ordinaire et’le service de la ré-I Ve > ic premier se composant des citoyens qui peuvent faire les frais de l’habil-rOent et consacrer au service une part, quoique très-minime, de leur temps; leec °nd, de ceux pour qui ces sacrifices seraient trop onéreux.

( a dit ensuite, qu’il y avait perle délinilive pour le pays dans les journées dea 'ail consacrées au service; mais, précisément, ce service n’étant réclamé (pie de