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LE GARDE NATIONAL.
ceux dont une perte de quatre-vingt-dix heures de travail par ail ne saurait blesserles intérêts, on ne voit guère comment la richesse nationale serait diminuée quaii'lles fortunes particulières ne souffrent pas. — Mais enfin, en admettant la réali* ed’un détriment pour le pays dans le sacrifice de six journées de travail pour chacun-des citoyens formant le million seulement de gardes nationaux pouvant faire orth'mûrement un service actif, ce détriment n’est-il pas surabondamment compense’par la sécurité que l'institution nous procure a l’intérieur, par le respect qu’elle’impose a l’étranger?
On a aussi parlé du prix coûteux de l’uniforme... Ici encore il faut remarque''que l’uniforme n’est exigé que de ceux qui peuvent se le procurer facilement 1 -Maintenant, calculons cette dépense, et voyons si elle est aussi considérable qu’o"le prétend : le nombre total des citoyens habillés n’excède pas sept cent vingt'quatre mille; sur ce nombre, l’on peut évaluer a deux cent mille les uniformesruraux (la blouse gauloise). En fixant a 150 francs le prix de l’uniforme complet;et à 50 celui de l’uniforme rural, on arrive bien au chiffre considérable ‘I®81,600,000 francs; mais il faut songer que cette dépense se répartit sur six années,durée moyenne de l’uniforme, ce qui fait une somme annuelle de -11,000,000, dontil faut déduire l’économie nécessairement faite sur l’habillement civil quand il cS *'remplacé par l’uniforme. D’ailleurs ces 1 1,000,000 se dépensent au profit de nosmanufactures, et, par conséquent, on ne saurait dire, sous ce rapport, quel’ins 11 'lu lion coûte cher au pays. — Il est un dernier argument a faire valoir en faveur >1®l’institution, et c’est l’argument décisif par excellence, l’argument historique; I®lecteur voudra donc bien accueillir le récit qui suit, où l’on s’est efforcé de recueil!'®jusqu’aux plus anciennes annales de la garde nationale.
HISTOIRE DE LA GARDE NATIONALE.
La faculté d’armer les milices fut le plus important des privilèges contenus d>'"-la charte des communes, parce qu’elle assurait contre le seigneur le maintien <autres droits concédés aux bourgeois. ,
La plupart des communes avaient en outre obtenu, les unes, de ne point sm vl ^leurs suzerains à la guerre, les autres, de n’envoyer leurs milices qu’a une joui nede marche au plus de leurs foyers. — Le roi conservait le droit, en cas d’invasi°"de convoquer directement les milices bourgeoises, comme il pouvait le fa"'® ^
grands vassaux et de leurs hommes d’armes. En cas d’appel royal, le conting 1était réparti et levé par les magistrats municipaux élus par la commune. — Les mil"
< Toutefois, l'uniforme est ohligaloirc <ians U» «lépailenient de la seine ( Loi île tsr>7).