LE garde nationai
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a "x milices bourgeoises qu’une ombre d’existence. L’ordonnance de 1692, ajoutanta celle de 1608, donna aux lieutenants du roi la faculté de les convoquer directe-ment. En 1750, un nouvel édit défendit aux milices de s’assembler sans la permis-Sl °n du commandant de la place. Réunies pour un service militaire, elles devaientre connaître l’autorité de ce commandant et des officiers de l’état-major. EnfinMies étaient soumises a la police militaire pour tous les délits commis sous les•'rmes.
Les milices bourgeoises de Paris avaient une organisation particulière qui mé-r,l e d’être rappelée. Elles étaient divisées par quartiers et commandées par seizefinarteniers, quatre cinquanteniers et deux cent cinquante-six dizeniers. A cette garde° r dinaire se joignaient, en cas de besoin, (rois compagnies bourgeoises d’arbalé-tr iers, d’archers et d’arquebusiers.
Ces trois compagnies existaient depuis le treizième siècle, et reçurent de plusieurst'ois de France des privilèges qui en firent des corps d’élite. Placées, comme laprde bourgeoise, sous le commandement du prévôt des marchands, elles aidaienta maintenir l’ordre, mais seulement dans les circonstances graves.
En cas d’alarme, les officiers de quartiers donnaient l’ordre de tendre des chaînesda »s les rues. Ce système de défense fut pour la première fois employé par le prévôtMarcel, en 1557. Ces chaînes étaient attachées à d’énormes crochets fixés dans les^Urs des deux maisons qui ouvraient et fermaient la rue.
Au quatorzième siècle, les milices parisiennes avaient un effectif formidable.° n lit dans la Chronique de Saint-Victor qu’en -1515, Philippe le Bel , pour fairel'onneur à son gendre, le roi d’Angleterre, passa une revue des Parisiens armésfini formaient alors environ vingt mille chevaux et trente mille fantassins. Ce lémoi-Suage est confirmé par Froissart , tome VIII, page -185.
En 1585 , après l’insurrection des Maillotins , la milice parisienne , qui alla au-( |® v anl de Charles VI , comptait, dit le même historien, plusieurs corps d’armée : un, ar I»alétriers, un de paveschiens (portant des boucliers), et un autre armé de mail-qui il lui seul aurait réuni vingt mille hommes.
Ici!
A celte époque, la milice parisienne était, en cas de guerre, sous le commanded’un chef militaire nommé par le roi, et ce chef pouvait la convoquer sansPrendre conseil du prévôt des marchands. Ce commandement appartenait presquel °njours à un prince du sang ou a un grand officier de la couronne. Nous voyons en^ AOb les bourgeois se refuser longtemps à reconnaître comme capitaine le comte deSai »t-p 0 |, que leur proposait le duc de Bourgogne, et répondre qu’ayant été com-,,aa ndés par un prince du sang, ils ne pouvaient accepter un chef d’un rang inférieur.
En temps de paix, la milice faisait le guet dans les rues. Le guet se composait:,0 ( 'u gue.i royal, composé de cavaliers et de fantassins h la solde du roi ; 2° du guetformé de bourgeois ou artisans. Les deux guets étaient sous l’autorité imraé-te du chevalier du guet.
An dix-septième siècle, le gouverneur de Paris et de la province de l’Ile-de-France av aii, i e commandement de tonies les forces militaires de la capitale, y compris la"d'ce bourgeoise.
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