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II. — Histoire politique et militaire
1,’ltisloire militaire des milices dut commencer avec les premiers efforts des bon 1 'geois pour se constituer en commune.
Ce sont les bourgeois de Cambrai qui ouvrent les premiers contre le gouverné'ment féodal cette mémorable campagne qui ne Unit que sous Richelieu. Cette con 1 'mune soutient une guerre de deux cents ans avec ses seigneurs ecclésiastiques-cl finit par fonder son indépendance.
Les milices de Laon luttent pendant un siècle contre leurs évêques, qu’appuie b’roi de France .
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le comte de Flandre . Files deviennent si redoutables au milieu du treizième siècleque l’archevêque implore l’appui des parlements. Ces corps judiciaires, pour met |r( ’lin h la querelle, décernent au pouvoir royal le commandement suprême des milio^des cités.
Au treizième siècle, les milices des villes de Flandre prennent parti pour l el "comte contre Philippe-Auguste, et obligent le roi de France à se retirer.
Fn \ 12-1, Louis le Gros , menacé d’une invasion par l’empereur Henri V, coovoque les milices des communes. Toutes les grandes villes répondent àsonapP el ’et envoient leur garde bourgeoise sous les bannières du roi.
Les milices des communes assistèrent à la bataille de Bouvines , et s’y batlir e " 1aussi bravement que les gens d’armes du roi.
Dans le Midi, elles s’étaient organisées plus rapidement que dans les autres P a, ;lies de la France , et, pendant la croisade contre les Albigeois, elles opposère nt ‘Simon de Monlfort une résistance désespérée. On cite surtout cette réponse mé' n °rablc des bourgeois de Beziers aux croisés qui les sommaient de livrer un cerU "^nombre d’hérétiques. « Notre ville est forte et bonne, et Dieu ne manquera p aS« nous seconder dans nos grandes nécessités. Avant de commettre la lâcheté q u« nous commande, nous mangerions nos propres enfants. » L’assaut fut douiie :ville prise, les habitants périrent massacrés.
Les milices de Toulouse, de Beaucaire, de Saint-Gilles et d’Avignon firent aussirésistance admirable. ^ gC
Au quinzième siècle, Rouen , assiégé par une armée anglaise, est défendu *succès par quinze mille hommes de milices. L’ennemi allait se retirer, q ualltportes lui sont livrées par la noblesse, qui s’est laissé acheter. ( l,i
A l’époque de la Jacquerie, nous Irouvons les milices des provinces, animéesmeilleur esprit, aider Charles le Mauvais a réprimer les excès de cette faction- ^L’utilité des gardes bourgeoises était d’ailleurs, dans ce temps de guerres ei v ^ (et extérieures, si généralement sentie, que les états généraux de J 557 avalémis le vœu que tout homme en France fût tenu de s’armer.
\ Paris , l’existence des milices se révéla dès la fin du treizième siècle
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