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Tome cinquieme.
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des actes de lermelé et d'indépendance. Sous la minorité de Charles VI et le gou-v eriienient du duc d’Anjou, elles obligent ce dernier a promettre une diminutiond’impôts. Le duc ayant violé sa parole, et ce parjure ayant amené l’insurrection desMaillotins, le roi, qui venait de prendre les rênes du pouvoir, punit les bourgeoise| i dissolvant les milices et en taisant enlever leurs chaînes. Plus tard, toutefois,Charles VI sentit la nécessité de les réorganiser, ce qu'il lit en 1411.

Les milices jouent un rôle important dans la querelle de Bourgogne et d’Ar-"laguac. Pendant la domination du premier, dont elles ont épousé la cause,U| te révolution se fait dans leur sein ; les basses classes s’insurgent contre lesm areliands et les chassent des rangs. Mais la nouvelle milice, espèce d’armée révo-* u tionnaire, commandée par le fameux bouclier Legoyt, commet des excès qui amè-lle nt sa ruine. Une réaction s’opère au profit de la bourgeoisie, qui s’arme a la voixlle Juvénal des Ursins , et reprend sa prépondérance dans l’organisation de la

milice.

Deux années après, le parti d’Armagnac triomphait, et la milice de Paris , de11 ouveau désarmée, perdait encore ses chaînes, qui furent transportées a Vincennes .

La formation d’une armée régulière sous Charles VII diminua, avons-nous dita, Heurs, l’importance des milices. Nous ne les retrouvons plus en effet, depuis,'l u ’à la journée des barricades, sous la ligue et sous la fronde, époque à laquelle«lies reprennent momentanément une organisation formidable. Toutefois, sousLouis XIII , leur histoire s’était enrichie d’une page sublime. .. elles avaient sauvéla France à Sainl-Jean-de-Losue.

La campagne de 1655, entreprise par le cardinal de Itichelieu contre l’Empire,ava >t élé malheureuse, et celle de 1656 s’ouvrait sous les plus fâcheux auspices.l)( Üà la Lorraine et la Bourgogne étaient envahies, et l’ennemi s’avançait au cœur’le la France . Cinq cents hommes, dont quatre cents citoyens armés et cent cinquantes °ldats du régiment de Conti, l’arrêtent sous les murs d’une petite ville jusque-là'Connue, dont les remparts délabrés n’étaient défendus que par huit canons. Les•dotants réunis font serment de s’ensevelir sous les ruines de leur ville plutôt que'* e se rendre, et repoussent un premier assaut, où l’ennemi fait des perles considé-rées. Le second assaut dure quatre heures; il est infructueux. Les Impériaux dé-' 0,1 rages laissaient traîner le siège en longueur, lorsque la nouvelle de la prochaine’Orivée d’un corps français les obligea à se retirer.

Louis XIII affranchit Sainl-Jean-de-Losne de toute taille et impôt, et les habila,| ls, pour honorer la mémoire de deux de leurs échevins, qui les avaient comman-es dans cette mémorable circonstance, décidèrent que les compagnies de la milicee j a ville auraient à l’avenir pour capitaines les quatre échevins de la ville, usagel|U| ^ maintint jusqu’en 1789.

L>ès le milieu du siècle dernier, les milices bourgeoises paraissent avoir cesséht service actif. L’édit de 1694 et les règlements militaires de Louis XIV avaientP° r té à l’institution une atteinte si irrémédiable, qu’elle ne donne aucun signe delr > oiêine à l’époque des grands désastres qui affligèrent, sous la fin du règne du

«'•and

'oi. la monarchie française.