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Tome cinquieme.
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LK G A H b L NATIONAL.

Au moment où éclata la révolution de 89, les pays d’état seuls avaient con-servé leurs milices ; mais les règlements destinés a les régir étaient tombés en dé-suétude, et les bourgeois ne s’assemblaient plus en armes que pour les fêtes etles solennités. Paris possédait encore ses trois compagnies bourgeoises d’arcbers,d’arbalétriers et d'arquebusiers; toutefois leur organisation n’était que nominale,car elles ne se réunissaient plus depuis longtemps.

Le souvenir des services que les gardes bourgeoises avaient rendus au pays n enétait pas moins si vivant en France , que l’on voit la noblesse et le tiers état en de-mander le rétablissement dans les cahiers de 89. Les électeurs de Paris renouvel-lent ce vœu au mois de juillet de la même année. Peu de temps après, le peuple»chargé par le prince de Lambescdans le jardin des Tuileries, court aux amies ets’organise militairement. Cette organisation est régularisée par l’assemblée des

électeurs, qui crée la milice parisienne . A cette milice viennent successivement se

joindre les gardes françaises, puis le guet de Paris . Le 13 juillet, le roi en con-firme l’établissement. Le -16, elle prend le titre de garde nationale. Mais déjà elles’était signalée par un admirable dévouement. C’est ainsi que, le 3 juillet, elle avadcommencé son service et rétabli l’ordre dans Paris ; le 10, sur la nouvelle de l’arriveede plusieurs régiments dans les faubourgs, elle s’était préparée a une résistanceénergique, et son attitude avait fait renoncer à l’idée d’étouffer la révolutiondans Paris , son berceau.

Le 14, elle prenait la Bastille!...

Dans le cours du même mois, elle arrête et désarme les vagabonds qui auraie*' 1pu porter dans les campagnes le pillage et l’épouvante.

Fn Bretagne, la garde nationale pacifie la ville de Lasnion, partagée en deux sec-tions, les partisans et lesennemis de la révolution. Dans les cités occupées par des icgiinents royaux, elle soutient de son appui moral les magistrats nouvellement élus-A Rennes , elle s’empare de l’arsenal, occupé par la troupe de ligne. A Saint-Mal 0 'elle se dispose à marcher au secours de l’assemblée nationale, un instant menacee-

A Grenoble, à Lyon, à Bordeaux , elle fraternise avec la troupe régulière et prevrde sanglantes collisions. Des brigands s’étaient organisés pour le pillage des

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châ-

teaux dans la Flandre, le Dauphiné, l’Alsace et la Lorraine ; la garde nationalesuit, les atteint et en purge le pays. (

A Paris , elle continue son œuvre de patriotisme et d’abnégation. Aux journées7 et 8 octobre, ou la voit arrêter la foule partie pour Versailles avec de sin*projets, sauver la famille royale, et la ramener saine et sauve à Paris . j eS

A cette époque, ses services l’ont rendue si populaire, que des vieillardsenfants veulent en faire partie. La commune, accueillant ce vœu, crée un batade vieillards parisiens sous le litre de vétérans (le la garde nationale. ( .

Le 4 4 juillet 1791, toutes les milices citoyennes du royaume viennent jurei,l’autel de la patrie, fidélité à la nouvelle constitution, en présence de plus de <l ,,acent mille spectateurs animés d’un enthousiasme qui touchait au délire. ^

Dans les provinces, la milice citoyenne donne de nouveaux exemples de feret d’énergie. A Nancy , elle combat la garnison révoltée et la force à rentrer dan s