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Tome cinquieme.
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LE «AUDE NATIONAL.

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l ' e voir, après un engagement sanglant. C’est elle encore qui protège le retour duv °i, arrêté a Varennes, et qui compose la garde civique destinée a veiller sur saPersonne.

Le 15 juillet T 792, la garde nationale de Paris subit une des plus douloureusesépreuves qu’elle ait encore traversées. Attaquée au Cliamp-de-Mars par une fouleégarée, elle se voit obligée de repousser la force par la force, et le sang coule des deux

côtés.

Sous l’assemblée législative, la municipalilé de Paris reçoit dans ses attributions, le droit exclusif de convoquer la garde nationale, et, a la même époque, la communeSe remplit d’bommes hostiles au principe monarchique. Dès ce moment, de nou-illes destinées commencent pour la milice civique, qui va cesser d’avoir sur lesev énements de la période républicaine l’influence que les événemerifô lui avaientLri te jusqu’à ce jour au prolit de l’ordre. Suspecte'a la municipalité pour son dévoue-ment a des institutions que le parti du mouvement voulait renverser, elle n’est plusconvoquée qu’à de rares intervalles et en nombre insuffisant. Désormais la révolutionPeut suivre librement la carrière brûlante dans laquelle elle est entrée; elle neCouvera plus sur ses pas l’obstacle salutaire de la garde nationale, seule institution*fui eût pu la sauver de ses propres fureurs.

Après le 9 thermidor, la Convention sent le besoin de la réorganiser et d’y intro-duire des éléments conservateurs; c’est ce qu’elle fait par la loi de germinal 1794.La nouvelle milice ne larde pas à justifier les sages prévisions de l’assemblée : auxS et |2 germinal, elle sauve la Convention et le pays des mains des factions; lelendemain, elle concourt au désarmement du terrible faubourg Saint-Antoine, ceberceau de tous les orages populaires. Un instant égarée au 15 vendémiaire, elleVe ut dissoudre l’assemblée et abolir la constitution de l’an 111 ; mais, à demi vain-CUe par le seul fait de l’oubli coupable de sa mission, elle tombe écrasée sous lamitraille de la Convention.

Sous le directoire, la garde nationale reçoit une nouvelle organisation conformeaux instincts conservateurs du pays. Cette organisation est modifiée dans le mêmeSe ns parla constitution consulaire de l’an VIII. L’empire, jaloux de toutes les insti-tutions d’origine populaire, commet la faute de laisser la garde nationale dans unoubli de dix années ; dès lors, comme la Révolution, il suit sans obstacle une carrièrebfûlante qui le conduit à un abîme sans fond.

E| i 1814, la garde nationale se relève un instant, par le seul instinct des périls'l'm court le pays, et défend Paris jusqu’au moment où la trahison d’Essone l’o-. *ëe à cesser une résistance inutile. Pendant la première occupation de Paris , elle'mpose à l’étranger par son effectif considérable et ses manifestations patrio-

oques.

Abandonnée par la restauration, qui la méconnaît et l’insulte, elle l’abandonnemissi au jour du danger, et laisse s’effectuer le retour de l’ile d’Elbe.

Les beaux services des gardes nationales du Nord, pendant l’invasion de 1815,s °nt encore présents à tous les esprits. Deux cent cinquante citoyens armés de laMoselle et de la Meurlhe défendent le fort de liodomacb, mal armé, restauré à la