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national converti, je voulus racheter par quelques triomphes d’amour-propre lesfatigues du service. Je commandai donc h Buisson mon uniforme de voltigeur, etje fis l’emplette du plus gigan-tesque ourson dont le Kami- i,
schatka ait fait don à la France .
Malheureusement mon uni-forme ne put être prêt pourle jour de ma première garde,et je dus prendre eu bisetle chemin de ma mairie. Là.de nouvelles épreuves m’al-tendaient. Mon arrivée estd’abord accueillie par un'hurmure universel, et le ca-pitaine en premier prétend*1 u’en me présentant sans uni-forme, j’ai voulu le narguerloi et sa compagnie. J’ai beauchercher à me justifier parOn simple exposé des faits,
* e capitaine me tourne le dos,e l, pour première punition,
'Oe rejette dans le tiroir ,c’est-à-dire au second rang.
'tprès le défilé de la garde,
J e suis envoyé en factionet le hasard veut qu’on m’v
lais
>se une heure de trop. En
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''entrant au poste, je réclame,
d’après le droit commun, la faculté de m’absenter un instant ; ma demande ests èchement rejetée, aux applaudissements des tambours et des plaisants de la com-Pngnie. Ainsi, point de doute, j’étais persécuté.
Assis dans un angle obscur du poste, je songeais à cette nouvelle affliction, lois-fio’une main vint se poser amicalement sur mon épaule : c était celle de mon ser-gent-major. « Vous voilà donc enfin, voisin, me dit-il ; ça n a pas été sans peine. »^Près avoir hésité une minute entre mes ressentiments et ma reconnaissance ( seAppeler le conseil de la pétition ), je lui tendis la main , et le dialogue suivants établit entre nous. Lui. Soyons amis. Aussi bien, vous avez beau faire, le ser-gent-major est une puissance.— Moi. Que je ne crains plus maintenant. Lui. Quev °us devez redouter toujours, car c’est lui qui désigne vos jours de garde, d apièsrôle qu’il établit lui-même. — Moi. Mais pouvez-vous ainsi vous résigner à' '^popularité qui s’attache à vos fonctions? Prenez garde, vous finirez par être"" s à l’index par les propriétaires, avec les filles galantes, les familles tropnom-
v.